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Sur l'étude de Bertholon
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Trombes. — Tunis, 30. — Un fait étrange s'est produit à Djerba. La mer, qui était à marée haute, s’est retirée subitement et complètement, pendant que plusieurs trombes se formaient dans la rade. L’une d’elles se dirigea vers la terre, déracinant et brisant les arbres et les oliviers séculaires. Mais aucune maison n’a été endommagée et aucun accident de personnes n’a encore été signalé. On ignore où la trombe s’est arrêtée. Le phénomène élait accompagné de violentes manifestations électriques.
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Deux nouveaux moulins à vent vont prochainement être installés, l'un près d'Houmt Souk, l'autre à Midoune. Nous applaudissons à cette heureuse création.
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Dans un récent voyage à Djerba, nous avons pu nous rendre compte du mauvais état de la route que les pluies ont profondément ravinée. Il y a un réel danger pour les voitures et arabas à s'aventurer sur une route aussi accidentée. Pendant une grande partie du trajet, l'on su trouve dans l'obligation de la côtoyer en marchant dans le sable, ce qui rend le voyage excessivement pénible. Nous ne saurions trop insister non ptuo sur la nécessité qu'il y a de construire une sorte de caravansérail à El-Kantara, où les nombreux voyageurs trouveraient à s'abriter par les journées pluvieuses ou par les chaleurs d'été, en attendant que les barques, qui font un service très irrégulier, veuillent bien venir les chercher. Cette création s'impose d'autant plus que, devant l'obstination du gouvernement à nous refuser une escale des paquebots dans notre port, tout le service des voyageurs entre Djerba et Zarzis se fait par El-Kantara.
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20 novembre. Rentrant d'une excursion à Zarzis, il nous paraît utile de signaler les impressions de notre voyage, en ce qui concerne les intérêts de notre région. La route d'Houmt-Souk à El-Kantara, autrefois impraticable aux voitures, est empierrée sur une bonne partie, et le restant, déblayé du sable qui empêchait la circulation, est parfaitement carrossable. Nous nous félicitons de cette amélioration, dont l'importance est capitale pour faciliter l'extension des relations du continent avec notre ile. Nous attendons maintenant la réfection de la chaussée romaine qui reliait autrefois El-Kantara au continent, trait d'union indispensable que la domination romaine n'avait pas craint d'installer à grands frais. Des siècles n'en ont pas ébranlé la base, et sa mise en viabilité ne demanderait pas des sommes très importantes. L'attention du gouvernement devrait se porter sur ce point essentiel où un trafic très important et fort difficile s'effectue journellement. En effet, quoique l'embarquement et le débarquement des passagers et des animaux se fassent assez facilement de notre côté, il n'en est pas de même du côté du continent, où ces opérations se trouvent très compliquées et surtout très désagréables, par suite de l'absence d'un petit quai ou appontement permettant aux barques d'accoster. Il est certain que si l'Etat avait abandonné ses droits à une entreprise privée, il y aurait longtemps que nous serions dotés de cette facilité de communications et que la chaussée romaine serait en état de viabilité. Malheureusement, les demandes dans ce but ont été rejetées. Les magnifiques terrains avoisinant sur le continent la route d'Et-Kantara à Zarzis sont actuellement presque entièrement ensemencés en céréales, et si de bonnes pluies viennent apporter un peu de fécondité, la récolte sera très rémunératrice. Il y a là, et surtout aux environs de Chemakh, des exploitations agricoles qui devraient attirer l'attention de quelques colons. Le terrain y est très productif, l'eau douce se trouve à cinq ou six mètres de profondeur, et la main-d'œuvre est facile et à bon marché. De plus, les débouchés sont très voisins Zarzis et Djerba. Les mines importantes de Chemakh ne laissent aucun doute sur l'exploitation agricole de ce territoire qui a dû être très fertile et qui ne demande qu'à être travaillé pour reprendre sa splendeur passée.
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Djerba, 9 h. m. Hier soir, une barque chargée d'épongés, venant d'Ajim et allant à Houmt-Souk, s'est brisée sur les rochers près de Ras-Turgeness. Les trois marins qui la montaient ont pu gagner la terre à la nage.
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Burnous volé. Hassen ben Hadj Ahmed, Tunisien, 23 ans, tailleur d'habits, demeurant rue Ras-Edderb, inculpé de vol d'un burnous au préjudice du sieur Saïd ben Trika Djerba, Tunisien, domicilié, rue Souk-el-Hout, 32, a été écroué à la maison d'arrêt.
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Djerba. (1897, January 19). La Dépêche tunisienne, 3. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5792015
3 janvier 1897. Hier matin, un chien, qui offrait tous les symptômes de la rage, parcourant les rues de Houmt-Souk, a été abattu par les soins de notre vigilante police. Toutes les mesures nécessaires ont été aussitôt prises pour éviter la contagion et une surveillance active est exercée sur les chiens qui pourraient avoir été mordus. C'est avec peine que nous voyons partir M. Porte, notre sympathique receveur municipal, appelé à Kairouan. Depuis qu'il était parmi nous, M. Porte avait su s'attirer l'estime et l'amitié de tous, par l'aménité de son caractère et sa complaisance. Les voeux de ses nombreux et sincères amis l'accompagnent dans sa nouvelle résidence.
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Djerba, 7 h. 10 s. Un vieillard nommé Mabrouk ben Moussa a été trouvé dans un puits près de Houmt-Souk. On attribue cette mort à un suicide, qui remonterait à plusieurs jours.
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Dans le sud tunisien, le premier de nos objectifs doit être de reprendre graduellement possession d'un transit considérable dont la Régence avait eu le monopole durant des siècles: celui des marchandises qui, empruntant la voie de Rhadamès, sont transportées par caravanes des bords de la Méditerranée au Sahara et au Soudan ou vice versa. Nulle peut-être des mesures que nous pouvons et devons prendre en Tunisie n'aura plus d'importence, non seulement pour la région directement intéressée, mais encore pour le pays tout entier et pour la métropole.
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Djerba, 5 février, 1 h. s. Hier soir, forte pluie sur tout le territoire de l'île, et notamment à Houmt-Souk, où les habitants ont presque manqué d'eau pour boire. Bien que l'époque soit avancée pour le Sud, les indigènes vont pouvoir reprendre leurs travaux de labour.