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L'auteur précise dans une sorte d'avant-propos que sa méthode, ses recherches, et l'analyse à laquelle il se livre pour faire apparaître les caractères de la minorité djerbienne, ne peuvent être enfermées dans un modèle, ni ne découlent d'une discipline · déterminée, car plusieurs d'entre elles, celles du sociologue, du politologue, de l'historien, du géographe, entre autres, se trouvent concernées. Et, de fait, il touche à chacune d'elle. Après avoir, dès les premières pages, évoqué la réforme commercial et le cas du Djerbien Salah ben Youssef, opposant au régime, assassiné à Francfort, il indique la répartition géographique des Djerbiens à l'aide de l'étude faite en 1941 par le contrôleur civil René Stablo. Puis il montre l'influence de l'histoire et du facteur religieux sur la formation de cette minorité et rappelle les faits concernant les Juifs, les Maltais ... Toute cette partie du livre, pour précise et intéressante qu'elle soit, se rapporte à des faits déjà exposés par divers auteurs. Plus originale est la partie consacrée à l'époque récente. L'auteur montre les répercussions qu'ont eues sur la minorité djerbienne le Youcefisme et la réforme commerciale, dont on ne peut exclure qu'elle fut dictée, au moins en partie, par une arrière-pensée politique, étant donné la place que tiennent les Djerbiens dans le commerce de détail. L'auteur a terminé son livre en 1968. Or, en 1969, à la suite de l'éviction de M. Ahmed Ben Salah, la réforme commerciale a été progressivement abandonnée. Les Djerbiens ont donc dû revenir en force. Un nouveau chapitre est à écrire.
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1. - C'est une tâche considérable qu'a entreprise M. Dabbouz, professeur de lettres et d'histoire à l'Institut d'al-Hayat (Guerara, Mzab). Il en justifie l'objet dans l'introduction du 2e volume (p. 7 et 8) en affirmant vouloir combler, au lendemain de l'indépendance de l'Algérie, une lacune, en apportant de nombreux faits inédits passés sous silence par "les impérialistes" et en écrivant en arabe l'histoire réelle dont nombre de faits ont été "falsifiés" à dessein par les historiens occidentaux. Le premier volume est consacré aux Berbères (cadre géographique, problème ethnique, civilisation), à Carthage, à la conquête romaine, à l'occupation vandale et aux Byzantins. Ce premier tome a le mérite de grouper en 471 pages une série de notions sans doute déjà connues mais que M. Dabbouz a reconsidérées à la lumière de ses propres lectures. Ses références sont aussi nombreuses que variées et il n'hésite pas à citer les passages importants d'historiens arabes sur lesquels il s'appuie. Condamnant tout ce qui a été écrit au sujet de l'origine des Berbères, il pense comme Ibn Khaldoun qu'ils sont les descendants de Mazigh b. Canaan b. Ham, qu'ils sont venus de Syrie et ne sont pas des Sémites. Dans le second volume l'auteur étudie avec soin l'établissement des Arabes, la résistance berbère conduite par la Kahina, la victoire finale de Hassan Ibn Nuoman et la conversion des autochtones à l'Islam. Puis l'historien cède la place au théologien et au juriste : soulèvement de Moawia contre Ali, exercice du pouvoir absolu, naissance du kharijisme, fin de la domination omeyyade, tout cela est groupé dans de nombreuses pages fort denses qui feront d'autant plus regretter l'absence d'un plan rigoureux. Le troisième tome est consacré exclusivement aux royaumes berbères où le kharijisme put s'épanouir en toute liberté. L'auteur s'étend longuèment et avec complaisance sur le règne des Imams rostémides désignés par la communauté des fidèles, et qui gouvernent selon le Coran et la Tradition prophétique. Le livre s'achève avec la fin de la dynastie rostémide et M. Dabbouz annonce la parution prochaine des ouvrages couvrant les règnes fatimide, almoravide, almohade, la domination turque puis française. 2. - Dans les trois volumes consacrés à "l'Essor de l'Algérie et à la Révolution", M. Dabbouz a su parfaitement analyser les principaux courants et, dans ses détails, l'évolution de l'histoire contemporaine du Maghreb ou plus exactement de l'Algérie. Son analyse des individualités majeures qui entreprirent de rétablir la foi dans sa pureté et d'arabiser l'Algérie "menacée par la francisation" est pertinente et il a su tirer tout le parti utile des travaux des orientalistes français, notamment de ceux de M. Charles-André Julien (comme il le signale dans le tome 1, p. 9 et 10). L'auteur s'attache d'autre part à montrer comment les Ulémas (les cheikh Ben Badis, al-Okbi, al-lbrahimi, puis plus tard le cheikh Bayyoud) ont su, "face au colonialisme français", préserver l'unité religieuse, la langue arabe et les traditions du peuple algérien. On regrettera peut-être tout le développement consacré dans le troisième tome au rôle joué par l'Institut d'al-Hayat du Mzab. Quoi qu'il en soit, cette "Histoire du Grand Maghreb" qui ne manque pourtant ni d'attrait, ni de vie, nous semble parfois discutable, trop souvent ponctuée de jugements personnels, et éloignée de cette sereine impartialité, généralement de mise chez les véritables historiens. Cette remarque de détail n'altère pas d'ailleurs la bonne impression d'ensemble que produit cette importante oeuvre (2 577 pages au total) d'une parfaite présentation et d'une typographie particulièrement soignée. Chaque volume se termine par des index scientifiquement établis, qui en facilitent le maniement. A ce seul titre, l'auteur mériterait notre reconnaissance.
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Mozabite lui-même, Baelhadj Merghoub était remarquablement bien placé pour analyser les comportements d'une société très fermée et particulariste. Nul observateur extérieur n'aurait réussi, comme il le fait , à décrire le jeu politique subtil auquel ont donné lieu les élections de 1967 et de 1969, à évaluer la force des courants réformistes et conservateurs, et le poids des facteurs religieux au sein d'une population scindée en deux groupes distincts : ibadites et malékites. Héritiers du système politique de Tahert, forts du contenu social et religieux du rite ibadite, les habitants du M'Zab surent résister à l'emprise de la colonisation française et conserver jusqu'à aujourd'hui leur originalité. Sont-ils, de ce fait, représentatifs de l'ensemble de l'Algérie, comme le suggère le titre ? On peut en douter. Cette étude n'en demeure pas moins une excellente monographie régionale.
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As for the origins of Kharijites, many of Islamists have laid strss on their fanaticism and a narchy, and have attrbuted, in relaton to the effects of tue First Civil War, their origins, to the relization of the nomadic Arabs' inclination for the anarchy. Aocording to their opinions, the First Civil War was causeb by the clash of interests among vorious faction, but it's basic impulse was the reclamation of nomadic tribalism, and the outbreak of Kharijites movement should be considered as an expression of anarchistic tribalism. My opinion is that the origions of Kharijisnom was a form of Islamization of nomadic Arabs (“The First Civil Wat and the Kharijites”, World of Islam, VI, Tokyo, 1968, pp. 11-34). Many treatises on the Kharijites discussed the problem from the viewpoint of Itlamic Government. But in the present monograph I like to amplify my opinion in the former article on the tignificance of the First Civil War and the origins of Kharijites as examined from the nomadic Arabs' viewpoint, so as to find that the basic impulse of the First Civil War was not the tribalism, but the economic motives, and that the origins of Kharijism was based on the Islamization of nomadic Arabs.
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The medieval town of Sharwas – sometimes written Sharūs or Sarūs – figures in the writings of Ibn al-Warrāq (10th century A.D.), Ibn Hauqāl (10th century), al-Bakri (11th century), al-Idrīsi (12th century) and the anonymous author of the Kitāb al-Istibṣār (12th century). All are agreed that it was an important place, the chief settlement (umm qura) of the Jebel Nefusa. It had no congregational mosque (jāmic), but was one of the two towns in the Jebel provided with a minbār or pulpit. The name Abū Macrūf, as applied to the mosque and the surrounding ruins, does not appear in the medieval sources but certainly goes back many centuries in oral tradition. It refers to Abū Macrūf Wiyār ibn Jawād, a famous religious figure of the later 9th century who lived a short distance to the south-east of Sharwas and who was present at the battle of Mānū in A.H. 283/A.D. 896 - 7.A preliminary note on Sharwas and its mosque has already appeared in the Second Annual Report of this Society (pp. 10 - 11). There are no less than sixteen monumental inscriptions carved on separate blocks of stone outside and inside the Mosque. Most important for the dating of the structure is the two line inscription (no. 1, pl. VIa) in the tympanum of the west doorway. This is in the ornamented variety of Kufic usually referred to as ‘floriated’ The style is decidedly ‘provincial’ and does little credit to the engraver. Nevertheless it is possible to discern, in such features as the trifoliate ending to the dāl of waḥdahu in the first line, points of resemblance to the later of the two monumental inscriptions from Ajdābiyah published in the Society's Third Annual Report (p. 5, Pl. VIIIb). This is dated A.H. 351/A.D. 962. If it is true, as there suggested, that the floriated style was introduced into Libya between c. 922 and 962 A.D., then the inscription over the doorway at Sharwas is unlikely to be earlier than the second half of the the 10th century, allowing for the town's somewhat isolated position in the Tripolitanian hinterland. It may, indeed, be as late as the 12th century, if the present Mosque postdates the destruction of Sharwas, c. 1100.
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Papers from the 6th Seminar for Arabian Studies, held at the Institute of Archaeology, London, 27th-28th September 1972. Clements 1981, 64: this paper concentrates on late Sassanid rule in Oman during the 6th century A.D., when the Arabs evicted Sassanid ruling classes following the arrival of Islam and thus gained real control over the land. The writer examines the social structure during the period of Sassanid rule, and considers the hypothesis that the system of land utilization and irrigation was well established before the Arabs took over. “Maintaining their tribal organizations and bedu attitudes, there is no reason to suppose that the Arabs did anything to expand the prosperity of the land or create new establishments in pre-islamic times any more than they did when they became masters of the land".
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