Your search
Results 21 resources
-
لم تشهد جزيرة جربة في تاريخها (لا قبل ولا بعد) جنازة في حجم جنازة المرحوم طيّب الذّكر عبد الحميد القاضي. فلقد حضر مراسم توديعه الوداع الأخير ومواراته التراب أكثر من عشرين ألفا من كلّ الأعمار والأطياف، ومن كلّ المستويات والوظائف، ومن كلّ الجهات والمدن. وبقدر ما كانت وفاته فجئيّة، بقدر اللّوعة والأسى اللّذيْن غمرا القلوب حزنا وأسفا على رحيل رجل أحبّه النّاس لصفاته الفضلى، ومآثر له ظلّت حديثهم إلى يوم النّاس هذا. ولا يُذكر اسمُه ـ ما يزيد عن الخمسين عاما بعد وفاته ـ إلاّ بالثّناء والتوقير.
-
تعرّفتُ على المرحوم خالد التلاتي (لأنّ اللاّم أضيفت لاسمه بعد ذلك، تماما كقريبه المرحوم صلاح الدّين)، متأخّرا. شاءت الصّدفة ـ سنة 90 ـ أن نلتقي صلب الجمعية المتوسطيّة لكتّاب وصحفيي السياحة، وكان حينها قد ابتعد عن الإعلام وفي شبه تقاعد وجوبيّ «مخدوم» لإبعاده. وكان راضيا، ممتنّا، ومقتنعا أنّ زمنه قد ولّى كما ولّى زمن العظام الذين استجوب وحاور. وككلّ العظام من صنفه احتفظ لنفسه بهالة من الوقار والقدسيّة والتواضع التلقائي، وبشهرة لم تنمح من الذاكرة الشعبية الجمعية. كنتُ الأوّل في إقناعه بجذوره الجربيّة، وهو الذي اعتقد حياة كاملة أنّه نابليّ، وأهديتُه كتبا ومراجع تؤكّد بما لا يدع مجالا للشكّ أنّه «قلالي» (من قلالة)، وتحديدا من التلات المشهورة بطينها الذي أهدى لجزيرة جربة صفة «جزيرة الفخار» قبل أن ينتقل بعضٌ من أهلها إلى نابل وفيها استوطنوا، وما زال فيها إلى اليوم ألقاب جربيّة توحي بأصولها.
-
حرصتُ جدّا ـ ظهر اليوم ـ على أن أحضر موكب دفنه، ما كلّفني ساعة وبعضها تائها في الجادّات ما بين طوابي الماي، فلم يكن من السهولة بمكان الوصول إلى المقبرة لولا طيبة الأهالي، وتطوّع نساء القرية لإرشادي، ولمّا لم أهتد إلى المكان قادتني سيّدة فاضلة بسيارتها وأنا أتبعها بسيارتي حتّى المكان الذي ووري فيه صديقي التراب، وكدت ألاّ ألحق لإلقاء نظرة أخيرة على الجثمان الطّاهر وهو يوضع في قبره. فبالمرحوم جمعتني صداقة وزمالة امتدّت سنوات ضمّنا خلالها مكتب واحد في بلديّة جربة، وكنت أحبّه جدّا لطيبته ونقاء سريرته وبراءته الطفوليّة. كان جربيّا محافظا بكلّ ما تعنيه المحافظة من أصالة ومن قيم وثوابت، ومن سلوك يجعله إلى المعصوم أقرب.. كان دوما هادئا بشوشا قانعا سعيدا، حكيما، ذا مبادئ هي كالحجر الصّلد لا تلين، وفي قلبه حبّ لآل بيته ولأصحابه وللنّاس أجمعين لا يستكين..
-
عرفته أستاذا لي في مادّة العربيّة حال تخرّجه من الجامعة، وتوثّقت صلة الصّداقة بيننا منذ ذاك. ذلك أنّ الأستاذ الحسين الطبجي لم يكن أستاذا بالمعنى العادي للكلمة، بل كان قريبا جدّا من تلاميذه صديقا أو أخا أكبر مع حفظ المسافات، فقد جاء إلى المعهد الفنّي آنذاك رفقة عدد من زملائه المتخرّجين حديثا (عمر سعود، الشاذلي قاري مثالا) فأحدثوا ثورة في العلاقة ما بين الأستاذ وبين التلميذ، ما جعل من الدّرس يلقيه أستاذي الحسين الطبجي حلبة نقاش مفيد ينقُش المعلومة في ذهن المتلقّي دون شعور منه بعد أن يلفّها بمسحة من الجماليّة الفكهة. وكنّا في قسمنا صعاليك بالمعنى الإيجابي، ذلك أنّ من حيث البنية الجسديّة طولا وعرضا وحتّى من حيث السنّ لم نكن بعيدين عن أستاذنا الحسين الطبجي، بل كانت اللحيّ تكسو وجوه أغلبنا دونما في ذلك إعلان عن انتماء ديني أو تقوى زائدة، بل لعلّ ما كان سائدا في عهدنا أواسط السبعينات طغيان الانتماء إلى اليسار الذي إليه كان ينتمي أستاذنا، وهذا فهمناه بعد ذلك بسنوات حين تفتّحت أعيننا وأذهاننا على المذاهب السياسيّة التي كانت سائدة في ذلك الوقت. ولمّا انتفض أحدنا يوما محتجّا على نعتنا بالصّعاليك، انبرى أستاذي الحسين الطبجي يلقي درسا في مفهوم الصّعلكة فروّضها، وألانها وجمّلها حتّى جعل منها مبعث فخر ونعت رجولة وفحولة وصفة لا تليق إلاّ بالرّجال الأشدّاء الذين لا يخافون في الحقّ لومة لائم، وفي الانتصار للعدل جور حاكم ظالم، فهدّأ من روع زميلنا حتّى استكان وأضحى منذ ذلك الحين حين نسأله من هو، يقول: أنا صعلوك ابن صعلوك من أشدّ الصعاليك صعلكة.
-
Avec, et grâce à «La Gazette du Sud» j’ai non seulement perfectionné (ou disons, amélioré) mon français, mais j’ai surtout appris ce qu’est le journalisme de proximité. Cela faisait déjà un an que je correspondais régulièrement avec le journal qui ne lésinait jamais à me réserver l’espace qu’il fallait pour que je relate la vie insulaire sous tous ses aspects. Et je devins le JOURNALISTE et connu comme tel. Mon patron (... administratif), le Dr Sadok Mokaddem alors Maire de l’île qui venait tous les trois mois présider la session ordinaire du conseil municipal a même appris à faire appel au journaliste que j’étais pour l’accompagner dans ses activités annexes le temps de son séjour qui ne dépassait jamais un week-end, lui qui était en même temps président de l’assemblée nationale. Lors de ses déplacements à travers l’île, il s’adressait souvent à moi pour expliquer les raisons et autres nécessités de tel ou tel projet, façon de m’orienter vers les points sur lesquels il voulait que j’insiste dans mes reportages. J’ai surtout remarqué que les accompagnateurs du maire, toujours nombreux, reculaient devant moi pour me laisser le passage d’être constamment à ses côtés. Et je découvris en moi «une importance» qui m’a rempli de fierté et d’ardeur. Hédi Belhassen, alors délégué de Djerba, a lui aussi marché sur les pas du maire. A chacune de ses réunions, il demandait d’abord à voir parmi l’assistance le journaliste que j’étais. Et chaque semaine, la Gazette publiait mes textes, leur rajoutant des photos, des sous-titres, en faisait écho à la UNE à la grande satisfaction d’un public devenu fidèle au journal et l’achetait pour ME lire. Mais un journal n’a pas besoin que de lecteurs au numéro. Il a besoin d’un lien autrement plus précieux avec son public: un contrat de fidélité permanente qui s’appelle «abonnement». Au cours d’un entretien téléphonique avec Si Ali Baklouti mon patron (... journalistique), il me fit part de son intention de venir à Djerba voir et écouter les lecteurs de la Gazette, et par là-même pourquoi pas, récolter quelques abonnements et autres encarts publicitaires pour son journal, désormais connu et apprécié par tous sur l’île.
-
J’ai bonnement, bêtement peut-être, honnêtement c’est sûr, préparé, depuis octobre 2015, une liste comportant les noms, prénoms, niveau et carrière d’une trentaine d’individus pouvant constituer le prochain conseil municipal de la (ma) ville d’Ht-Souk. Ils sont la crème, la fine fleur parmi tous ceux que j’ai eu le plaisir et le bonheur de connaître à divers moments de ma carrière de journaliste local vieille de plus de quarante ans. C’est qu’à un certain moment, j’ai cru qu’il était de mon devoir d’orienter mes concitoyens proches vers une équipe digne de prendre en mains les destinées d’une ville, la mienne, qui a, plus que jamais, besoin d’être entretenue par les siens: ses propres enfants, toutes obédiences et appartenances partisanes confondues. J’ai alors préparé une liste de 35 noms (au lieu de 30 pour parer à toute défection de dernière minute) et je comptais la promouvoir dans le seul but d’empêcher tout parti politique, grand ou petit, de renom ou anodin, de récolter le suffrage à force d’argent ou d’endoctrinement, de se prévaloir maître du lieu et imposer les choix d’un seul parti politique à mille lieux de connaître les spécificités et encore moins les besoins d’une population, de tous temps en manque de compréhension, de satisfaction, et de tous temps acculée à compter sur ses propres potentialités et moyens pour se faire entendre et prévaloir.
-
Le festival d’Ulysse n’aura pas lieu cette année, ou du moins tout porte à croire qu’il ne se tiendra pas l’été 2017. Le comité qui a réussi avec brio l’organisation de la 40ème édition l’été 2016 est parti en éclats suite à une implosion sans donner le moindre compte-rendu ou éclairage (et encore moins tenir une conférence de presse!) sur ce qu’il en fut en matière de gestion et d’organisation d’une édition exceptionnelle à plus d’un titre, et pas seulement d’un point de vue positif. Des querelles intestines de leadership essentiellement, d’autorité ensuite et de l’idée que l’on se fait d’un festival chacun selon sa propre conception, ont fini par disperser une charmante équipe jeune que tout prédestinait à une réussite éclatante. Mais c’était compter sans les ambitions politiques individuelles, l’approche des élections municipales, le besoin de se montrer capable de gérer la chose publique, et autre tentative de s’approprier une réussite collégiale pour remplir un CV en manque de performances pouvant peser un jour prochain. Bref, des raisons tout aussi multiples que conflictuelles qui ont fini par avoir raison d’un festival, association et comité d’organisation confondus.
-
J’aimerais dire un mot à propos de la «Barraka» engloutie sous les vagues et l’effet de l’érosion et qui était au vieux port d'Ht-Souk. Cette petite bâtisse pieds-dans-l’eau à côté du fort espagnol constitua longtemps une énigme pouC’est au "Forum" dans la prestigieuse cité du Lac II à Tunis que "la Fondation Djerba - développement durable" a choisi d’annoncer en grandes pompes sa création. Et quand on dit "la Fondation a choisi", on insinue en fait ses fondateurs, qui ne sont pas - mais alors là, de loin, à être - des moindres. Puis, lorsqu'il s’agit de Fondation, on parle généralement de base en béton sur laquelle se tiennent des piliers suffisamment solides pour tenir une construction appelée à résister aux aléas du temps et de la nature. Visiblement - et à priori - c’est le cas pour la Fondation Djerba. Longtemps en gestation dans l’esprit de ses initiateurs solidement ancrés dans leur origine et autre appartenance aussi bien de coeur que de filiation djerbiennes, une jeune équipe s’est constituée autour d’un projet, une vision, une perception, un constat et une volonté de faire bouger les choses, de remuer une léthargie qui n’a que trop duré, et d’apporter des solutions de rechange à des problèmes qui ne font que s’accumuler, touchant aussi bien l’environnement que la spécificité insulaire de cette île jadis appelée l’île jardin ou l’île des rêves où, d’après Gustave Flaubert "l’air est si doux qu’il empêche de mourir ».
-
J’aimerais dire un mot à propos de la «Barraka» engloutie sous les vagues et l’effet de l’érosion et qui était au vieux port d'Ht-Souk. Cette petite bâtisse pieds-dans-l’eau à côté du fort espagnol constitua longtemps une énigme pour ma génération. En plus, elle fut une icône dans nos souvenirs d’enfance et un monument que nous ne pouvions approcher nous incitant à fantasmer sur ce qui pouvait se passer dedans et imaginer des histoires que seul notre esprit d’adolescents pouvait concevoir.