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Depuis plus de 4 ans Djerba Scoop «sévit» sur l’île de Djerba. Une page sur Facebook tenue par une équipe... de «journalistes» s’active à vous faire parvenir «dans les délais» (puisque s’agissant de «scoops») des informations sur l’actualité insulaire, les manifestations qui s’y tiennent, les nouvelles installations commerciales, sportives, culturelles etc.. Pas un restaurant, un magasin, un café, un espace de remise en forme, un garage de réparation, un institut de nutrition n’est épargné. Les informations, les vraies viennent en deuxième position dans le «devoir» d’informer chez l’équipe Djerba Scoop. En premier, c’est l’argent, la Pub. Si les médecins et autres pharmaciens n’étaient pas tenus par des règles strictes en matière de publicité, vous auriez lu des annonces concernant l’ouverture d’un cabinet médical ou d’une pharmacie dans le fil d’actualité sur cette page facebook intitulée Djerba Scoop. Qui n’est, je le répète qu’une page facebook. Si pour le commun des facebookers une page facebook est un espace de réflexion, d’échange, elle est pour l’équipe Djerba Scoop, devenue un espace juteux de gain illicite, d’escroquerie et de chantage. Avec un capital humain consistant (six ou sept), l’équipe Djerba Scoop se départage les taches suite à des briefings dignes d’une institution journalistique des temps modernes: «toi tu vas demain à telle assemblée générale, toi c’est à l’inauguration du nouveau magasin machin que tu assisteras muni de ton caméscope, quant à toi tu fais un reportage photos sur le nouveau salon de thé à l’entrée d’El Hara, le prix est déjà négocié, et puis toi, tu n’oublies pas avant de partir à l’hôtel machin couvrir la remise des diplômes aux lauréats de l’institut machin, de concevoir la mise en page, photo à l’appui, de l’annonce du décès du père de notre ami untel qui sera inhumé cet après-midi, c’est notre ami et on le «trouvera» un jour ou l’autre». Ensuite, c’est automatique, mécanique, comme sur des roulettes. Quant au prix de la pub qui sera affichée sur la page Djerba Scoop, il dépend de la bonne volonté et de l’indulgence de l’annonceur: rarement on atteint les cent dinars, mais 50 ou 30 ou même 10 dinars sont les bienvenus. Rien à perdre, tout à gagner d’autant qu’il n’ y a aucun investissement au départ, hormis un déplacement en taxi si l’annonceur lui même ne s’en charge. Et Voilà. Sur la page Djerba Scoop, défilent des annonces déguisées en informations, mais l’on ne vous dira jamais qu’elles sont payantes en espèces et sans facture. Ce que l’on vous affiche par contre, c’est le nombre de vues. En quelques heures elles peuvent atteindre des dizaines de milliers, on dirait que les internautes n’ont de plaisir qu’à regarder ce que leur propose Djerba Scoop. Un nombre de «vues» certainement gonflé pour servir de motif de vente à des annonceurs potentiels.
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Si Hamadi - Med Mongi Louati, en fait - n'est plus. Mort ce matin à l'age de 80 ans environ, il laisse derrière lui le souvenir d'un grand homme d'éducation, d'un historien - chercheur, et d'un militant convaincu qui, depuis son jeune âge et jusqu'à ses derniers jours n'aura épargné aucun effort pour promouvoir la culture, l'instruction et le sens du devoir auprès de ses élèves d'abord, et dans sa société ensuite.
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Il m’arrive de temps à autre de me balader en ville, de traverser à pieds certaines ruelles, de voir l’évolution de l’anarchie ambiante qui m’entoure, de constater cette frénésie de construire haut, encore plus haut, comme pour gagner du temps et de l'espace, profiter de l’absence d’autorité et, par là-même enfreindre la loi et les règles d’urbanisme, en vue d’établir un fait accompli irréversible.
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La «Gazette du Sud» fut pour moi une charmante découverte. Outre la richesse de son contenu, par ailleurs très bien écrit, l’agencement de ses rubriques, la diversité des thèmes, j’ai bien aimé «la qualité» de son impression qui dénote, en plus de son papier et de son format pas du tout conventionnel, d’un journal à moyens limités. Je l’ai to de go aimé, adopté et «senti». Et puis il disait clairement qu’il était d’obédience régionale, autrement limité dans l’espace. Sauf que cet espace englobait aussi Djerba. J’y ai trouvé des informations sur Gabès, Gafsa, Tozeur, Médenine et... Djerba. Et cela m’avait tout de suite séduit.
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Correspondant sportif, collaborant avec le journal «Le Sport», outre les commentaires des matchs de l’ASD à domicile, je m’efforçais de temps à autre à écrire un papier sur un thème quelconque, sportif bien sûr. J’acquis très vite le titre de journaliste et devins connu et apprécié par les supporters de l’équipe que je défendais dans mes textes hebdomadaires, et je prenais du plaisir chaque lundi à voir mon nom inscrit dans le journal. Mon écriture s’améliorait au fil des semaines, mais mes récits étaient à chaque fois arrangés, réécrits correctement par la direction du journal.
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Me Med Salah El Meddeb n’est plus. Une attaque cérébrale a fini par l’emporter au bout d’une vingtaine de jours malgré les soins intensifs qui lui ont été prodigués à Sfax, puis à Tunis. Doyen des avocats djerbiens de la génération des grands du métier, il fut le premier en 1977 à ouvrir son cabinet dans son île natale. Il était jeune, beau, fraîchement marié à une belle créature, d’une disponibilité légendaire et rempli d’ardeur pour participer à la promotion de cette île bénie des Dieux. Aussi, il s’est impliqué volontiers dans diverses associations et autres espaces de réflexion et de travail. Avec lui, j’ai eu à faire ma première interview de journaliste débutant, correspondant à l’époque de «la Gazette du sud». Lui, il était déjà Président de l’ASD. Ce dont je me rappellerai toute ma vie, c’est cette formule, qu'il a utilisée au cours de l'entretien et qui jusqu’à aujourd’hui quand je l’insère dans mes écrits Me Meddeb me vient à l’esprit, celle qui dit «sinon... du moins...». Mais ce qui me lia d’amitié avec Me Meddeb toute sa vie, une amitié empreinte de sincérité et de respect mutuel, était son soutien inconditionnel à mon journal depuis ses débuts. Il avait cru en mon ambition et il l’a soutenue. Non seulement, mais il s’était porté volontaire Avocat du journal. Dans sept affaires portées à la justice contre «Al-Jazira» pour diffamation, Me Med Salah El Meddeb était toujours là devant les tribunaux pour défendre le journal qui, à chaque fois, était acquitté. Face au conseil de l'ordre régional des médecins de libre pratique qui, en 1994, avait porté plainte contre le journal, Me Meddeb avait prononcé l’une de ces plaidoiries dignes d’être enseignées aujourd’hui, pas seulement à la Faculté de Droit, mais aussi à l’IPSI tellement elle était complète des points de vue juridique, déontologique et moral. Dans trois affaires j’ai du me présenter devant le juge à Médenine. Fort de ses convictions, connaisseur et respectueux des lois en vigueur, il a crié un soir de novembre 1988 son indignation face au Président du tribunal présidant la séance qu’une affaire aussi insignifiante soit portée devant la justice. (Il s’agissait d’une plainte pour diffamation portée par le syndicat des boulangers de la région suite à un article publié dans le journal demandant à plus de vigilance en matière de d'hygiène et propreté).
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En cette année 1976 aussi, l’ASD (l'Association Sportive de Djerba) faillit accéder à la première division, n’eût été l’arbitrage. Nous étions une bande de jeunes à suivre de très près la marche de l’équipe, l’accompagner dans ses déplacements, assister à ses matchs et entrainements et la soutenir par tous les moyens. Azdine El Cadhi, alors Vice-Président (ou trésorier ?) décréta que tout supporter quels qu’en soient les moyens se devait de débourser 2 d. par mois à la caisse de l’équipe. Sauf que le jour du match, il y avait à chaque fois un arbitre, un juge de touche à spolier la victoire, la détourner en faveur de l’équipe adverse. Et l’on sortait à chaque fois du terrain révoltés, exaspérés, pour nous réunir dans un café tout neuf récemment ouvert à l’époque par Feu Jilani Kammoun à l’avenue A. El Cadhi (aujourd’hui quincaillerie Ben Hamouda). Ce café était beau, spacieux avec des tables et des chaises de couleur orange et des machines à café jusque-là inexistants sur l’île. C’était à chaque fois un débat passionnant sur le déroulement du match, les points forts et faibles de l’équipe, le rendement de chaque joueur sur le terrain, et la prestation de l’arbitre. «Il faudra faire entendre notre voix, dit un jour Moncef Mami (membre de la bande, révolté), quitte à alerter la presse». Comment ? dis-je. «Il faut écrire sur les journaux, dénoncer ces arbitres corrompus et alerter l’opinion publique sur cette injustice récurrente qui s’abat chaque dimanche sur notre équipe», dit Othmane Seoud. A l’époque il n’y avait qu’un hebdomadaire qui sort tous les lundis, spécialisé de sports: «Le SPORT» de Si mahmoud Ellafi. Et la décision fut communément prise de collaborer avec ce journal et, à travers lui, faire entendre la voix de notre ASD. «Tu t’en chargeras», me dit Moncef Anane (dit Félix) fraîchement admis cadre à Tunisair, comme m’intimant un ordre. Mais je ne sais pas écrire en français, répondis-je. «On t’aidera, me dit-il rassurant, tu n’auras qu’à signer de ton nom en bas de l’article».
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«Promu» au rang de commis d’administration à la municipalité, je partageais le même bureau avec deux collègues: Moncef Aroua et Abdesslem Kharroubi. J’étais chargé de remplir les formulaires des mandats de paie des fonctionnaires et ouvriers municipaux. Ils n’étaient pas plus de 130 en tout pour tout, et chaque formulaire me prenait un quart d’heure tout au plus, sinon moins. Tellement détaillé, chaque mandat stipulait le salaire brut et les différentes cotisations jusqu’au salaire net à percevoir par le fonctionnaire ou l’ouvrier allant de 140 d. pour le plus haut gradé (en l’occurence le secrétaire général de la commune Si Sadok Ben Haj Dahmane - que je salue au passage) jusqu’à 28 d. pour une bonne partie de la classe «ouvriers». J’avais une belle écriture et n’étais pas limité dans le temps. L’essentiel était que les mandats soient prêts au plus tard le 25 du mois avant d’être signés par le Maire ou son adjoint. Le 27 ou le 28, les fonctionnaires et ouvriers défilaient par vagues successives devant le caissier de la recette des finances pour percevoir leur salaire en cash au millime près.
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En cet été 1975, s’est installé sur le terrain vague de Saniet Ejjbali à Ht-Souk (aujourd’hui Lycée Ibn Arafa), «le manège». Un centre d’animation et de loisirs démontable, avec du matériel rudimentaire mais qui, à cette époque faisait la joie des habitants de la ville et des villages intérieurs qui y venaient pour se distraire et égayer leurs enfants. L’on était loin, très loin de Dah-Dah, mais il y avait plein de jeux: des balançoires, des avions volants, des voitures électriques, baby-foot mais aussi des jeux de hasard: roulettes, enchères, bracelets accrocheurs, etc.. Les chanceux pouvaient gagner jusqu’à 5 dinars, un service de table ou au meilleur des cas une bicyclette. C’était gentil, d’autant qu’à l’époque il n’y avait pas beaucoup d’argent comme aujourd’hui, et puis les djerbiens, discrets, conservateurs et généralement pieux n’avaient pas l’habitude de s’adonner aux jeux du hasard.
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Sfax. J’y suis de nouveau en cette fin d’année pour un cycle de formation en journalisme de proximité (oui à cet âge!). Cela fait bien longtemps que je n’ y ai pas mis les pieds. Je la retrouve après 10 ou 15 ans, je ne sais plus. Toujours imposante, gaie, active, studieuse, animée, vive, vivante, sereine, dynamique, belle... et Capitale de la Culture. Je l’aime bien cette ville sans y avoir jamais vraiment vécu, sauf que j’ai eu, à intervalles, à faire avec elle, à la fréquenter, à l’interpeller, à y chercher un avenir, un statut, une situation meilleure. Avec elle, j’ai de beaux souvenirs, dont le meilleur que peut garder un jeune homme de son premier «voyage» avec son père.
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Que "ça" passe vite. Cinq ans déjà qu'il est parti à jamais. Il était un ami qui m'a toujours soutenu et épaulé partageant avec moi cet amour indéfectible de Djerba. Lui, il aimait un peu plus que moi (ce que je comprends et que j'ai toujours compris) Midoun, son village natal et tout ce qui s'y rapporte. Il était un vrai patriote et un militant hors-pair pour tout ce qui concerne la promotion de son île et de son tourisme. Il fut tout au long de sa vie au service de sa région quitte, par moments, à s'effacer pour ne pas faire de l'ombre à sa digne femme, l'illustre Habiba Massâabi (ma soeur, je ne l'ai jamais appelée autrement), fille du grand militant Mohamed Ben Amara, à qui il fournit tous les moyens et conditions d'étaler ses performances de femme douée, militante et dévouée au service de la Nation. Tous ses succès et réussites étaient d'abord les siens, et quand on l'en félicitait, il répondait toujours "Mabrouk aâlina el koll", convaincu qu'il était que chacune des réussites de sa femme était d'abord et avant tout une réussite djerbienne , personnelle ensuite.
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Le festival d'Ulysse revient de loin. Hier soir, il eut sa soirée d'ouverture. Une soirée amplement réussie sur les plans organisationnel, artistique, choix du spectacle-baptême, qualité d'accueil, protocolaire, public, sécurité et, surtout éblouissement et émerveillement. Je ne suis pas du genre à jeter des fleurs, et encore moins à me permettre de mettre ma crédibilité en doute ou même en suspiscion juste pour faire plaisir. Je préfèrerais de loin me taire que dire le contraire de ce que je pense au cas où je risque de déplaire. Donc, si je dis que la soirée d'ouverture de cette 40ème édition du Festival d'Ulysse a réussi, c'est que je le pense et le crois...
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Il est né avec la fin de la première guerre mondiale en 1918. La deuxième guerre mondiale il la passa à «l’abri», dans les geôles des prisons de Harrach et Lambèze en Algérie avec ses camarades militants de la première heure contre le protectorat français. Coiffeur de son état, tous ses camarades prisonniers ont «baissé la tête» devant lui... pour les coiffer à ras, y compris Béhi Ladgham et l’algérien Messali Haj. Libéré le 7 mai 1944, il retrouva les siens 12 jours après, le chemin entre Ghardimaou et Djerba étant long et la poche vide. Il continua de militer en compagnie de ses frères de combat à Djerba. Il a même offert sa maison pour des réunions clandestines où furent prises de grandes décisions telles des grèves, des soulèvements, des rebellions, des actes de sabotage, etc... Il était souvent surveillé de près sous l’oeil attentif du contrôleur civil et ses agents, et souvent aussi il faisait des passages plus ou moins longs dans la maison d’arrêt: la cave du tribunal cantonal, où à chaque fois il était «bien» reçu.
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Avec, et grâce à «La Gazette du Sud» j’ai non seulement perfectionné (ou disons, amélioré) mon français, mais j’ai surtout appris ce qu’est le journalisme de proximité. Cela faisait déjà un an que je correspondais régulièrement avec le journal qui ne lésinait jamais à me réserver l’espace qu’il fallait pour que je relate la vie insulaire sous tous ses aspects. Et je devins le JOURNALISTE et connu comme tel. Mon patron (... administratif), le Dr Sadok Mokaddem alors Maire de l’île qui venait tous les trois mois présider la session ordinaire du conseil municipal a même appris à faire appel au journaliste que j’étais pour l’accompagner dans ses activités annexes le temps de son séjour qui ne dépassait jamais un week-end, lui qui était en même temps président de l’assemblée nationale. Lors de ses déplacements à travers l’île, il s’adressait souvent à moi pour expliquer les raisons et autres nécessités de tel ou tel projet, façon de m’orienter vers les points sur lesquels il voulait que j’insiste dans mes reportages. J’ai surtout remarqué que les accompagnateurs du maire, toujours nombreux, reculaient devant moi pour me laisser le passage d’être constamment à ses côtés. Et je découvris en moi «une importance» qui m’a rempli de fierté et d’ardeur. Hédi Belhassen, alors délégué de Djerba, a lui aussi marché sur les pas du maire. A chacune de ses réunions, il demandait d’abord à voir parmi l’assistance le journaliste que j’étais. Et chaque semaine, la Gazette publiait mes textes, leur rajoutant des photos, des sous-titres, en faisait écho à la UNE à la grande satisfaction d’un public devenu fidèle au journal et l’achetait pour ME lire. Mais un journal n’a pas besoin que de lecteurs au numéro. Il a besoin d’un lien autrement plus précieux avec son public: un contrat de fidélité permanente qui s’appelle «abonnement». Au cours d’un entretien téléphonique avec Si Ali Baklouti mon patron (... journalistique), il me fit part de son intention de venir à Djerba voir et écouter les lecteurs de la Gazette, et par là-même pourquoi pas, récolter quelques abonnements et autres encarts publicitaires pour son journal, désormais connu et apprécié par tous sur l’île.
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J’ai bonnement, bêtement peut-être, honnêtement c’est sûr, préparé, depuis octobre 2015, une liste comportant les noms, prénoms, niveau et carrière d’une trentaine d’individus pouvant constituer le prochain conseil municipal de la (ma) ville d’Ht-Souk. Ils sont la crème, la fine fleur parmi tous ceux que j’ai eu le plaisir et le bonheur de connaître à divers moments de ma carrière de journaliste local vieille de plus de quarante ans. C’est qu’à un certain moment, j’ai cru qu’il était de mon devoir d’orienter mes concitoyens proches vers une équipe digne de prendre en mains les destinées d’une ville, la mienne, qui a, plus que jamais, besoin d’être entretenue par les siens: ses propres enfants, toutes obédiences et appartenances partisanes confondues. J’ai alors préparé une liste de 35 noms (au lieu de 30 pour parer à toute défection de dernière minute) et je comptais la promouvoir dans le seul but d’empêcher tout parti politique, grand ou petit, de renom ou anodin, de récolter le suffrage à force d’argent ou d’endoctrinement, de se prévaloir maître du lieu et imposer les choix d’un seul parti politique à mille lieux de connaître les spécificités et encore moins les besoins d’une population, de tous temps en manque de compréhension, de satisfaction, et de tous temps acculée à compter sur ses propres potentialités et moyens pour se faire entendre et prévaloir.
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Le festival d’Ulysse n’aura pas lieu cette année, ou du moins tout porte à croire qu’il ne se tiendra pas l’été 2017. Le comité qui a réussi avec brio l’organisation de la 40ème édition l’été 2016 est parti en éclats suite à une implosion sans donner le moindre compte-rendu ou éclairage (et encore moins tenir une conférence de presse!) sur ce qu’il en fut en matière de gestion et d’organisation d’une édition exceptionnelle à plus d’un titre, et pas seulement d’un point de vue positif. Des querelles intestines de leadership essentiellement, d’autorité ensuite et de l’idée que l’on se fait d’un festival chacun selon sa propre conception, ont fini par disperser une charmante équipe jeune que tout prédestinait à une réussite éclatante. Mais c’était compter sans les ambitions politiques individuelles, l’approche des élections municipales, le besoin de se montrer capable de gérer la chose publique, et autre tentative de s’approprier une réussite collégiale pour remplir un CV en manque de performances pouvant peser un jour prochain. Bref, des raisons tout aussi multiples que conflictuelles qui ont fini par avoir raison d’un festival, association et comité d’organisation confondus.
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J’aimerais dire un mot à propos de la «Barraka» engloutie sous les vagues et l’effet de l’érosion et qui était au vieux port d'Ht-Souk. Cette petite bâtisse pieds-dans-l’eau à côté du fort espagnol constitua longtemps une énigme pouC’est au "Forum" dans la prestigieuse cité du Lac II à Tunis que "la Fondation Djerba - développement durable" a choisi d’annoncer en grandes pompes sa création. Et quand on dit "la Fondation a choisi", on insinue en fait ses fondateurs, qui ne sont pas - mais alors là, de loin, à être - des moindres. Puis, lorsqu'il s’agit de Fondation, on parle généralement de base en béton sur laquelle se tiennent des piliers suffisamment solides pour tenir une construction appelée à résister aux aléas du temps et de la nature. Visiblement - et à priori - c’est le cas pour la Fondation Djerba. Longtemps en gestation dans l’esprit de ses initiateurs solidement ancrés dans leur origine et autre appartenance aussi bien de coeur que de filiation djerbiennes, une jeune équipe s’est constituée autour d’un projet, une vision, une perception, un constat et une volonté de faire bouger les choses, de remuer une léthargie qui n’a que trop duré, et d’apporter des solutions de rechange à des problèmes qui ne font que s’accumuler, touchant aussi bien l’environnement que la spécificité insulaire de cette île jadis appelée l’île jardin ou l’île des rêves où, d’après Gustave Flaubert "l’air est si doux qu’il empêche de mourir ».
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J’aimerais dire un mot à propos de la «Barraka» engloutie sous les vagues et l’effet de l’érosion et qui était au vieux port d'Ht-Souk. Cette petite bâtisse pieds-dans-l’eau à côté du fort espagnol constitua longtemps une énigme pour ma génération. En plus, elle fut une icône dans nos souvenirs d’enfance et un monument que nous ne pouvions approcher nous incitant à fantasmer sur ce qui pouvait se passer dedans et imaginer des histoires que seul notre esprit d’adolescents pouvait concevoir.
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