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Les récits historiques de la conquête arabe de l'Afrique du Nord décrivent l'île de Djerba comme ayant été conquise par Ruwayfiʿ b. Thābit al-Anṣārī à la fin des années 40/660. Cependant, les références à la présence arabe à Djerba dans les années et les décennies qui ont suivi cette conquête sont rares. Le commerce maritime et les opérations de razzia sont devenus de plus en plus importants pour la domination arabe en Ifrīqiya, de même que le rôle des îles méditerranéennes proches de la province, mais Jerba semble presque sans rapport avec ces opérations. Et bien qu'au IIIe/IXe siècle, l'île apparaisse comme un centre de présence musulmane, les musulmans dans ce cas n'étaient pas des descendants des conquérants arabes, mais des Nukkārī Ibāḍīs, qui étaient associés à l'opposition à la domination impériale. Cet article passe en revue les preuves littéraires et archéologiques de la présence arabe à Djerba au début de la période islamique, et les met en relation avec l'importance de l'île pour la domination impériale arabe en Ifrīqiya. Étant donné l'ambiguïté des sources, est-il réaliste de parler d'une conquête arabe de Djerba au 1er/7e siècle ?
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"Après une très longue période où le corpus des sources littéraires arabes sur la Djerba musulmane précoce était restés quasiment inchangés, l’édition du « Petit Idrisi » – Uns al-muhaǧ wa-rawḍ al-furaǧ (« La convivialité des cœurs et les jardins de la réjouissance ») – par Jean-Charles Ducène (2010) permet de nombreuses clarifications et n’a pas encore été pleinement utilisée. D’autant plus que les cartes qui accompagnent ses manuscrits du XVIIe siècle aident à réinterpréter les cartographies connus plus anciens. La conférence vise à réinterroger ces deux types de sources en vue des problématiques suivantes : (1) les communications de l’île le long de la côte par terre et maritime, (2) les relations sahariennes caravanières et (3) son organisation politico-religieuse ou, le plus souvent, son intégration dans des structures politiques plus larges. Dans toutes ces questions, l’intérêt se porte sur la place changeante de Djerba dans la vie économique régionale, et plus particulièrement sur son importance pour le commerce à longue distance. L’enquête s’étend des géographes de l’époque dite classique jusqu’à al-Idrīsī, Yāqūt et al-Ḥimyarī (fl. 1326-7). De plus, en tenant compte de l’attention relative que les auteurs accordent aux villes commerciales environnantes, notamment Gabès, Tripoli et Ghadamès, la pauvreté des informations sur Djerba elle-même devrait également pouvoir être évaluée en tant que témoignage implicite."
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Le présent travail va tenter d’explorer un document issu d’un ouvrage réservé à l’île de Djerba et écrit par un natif de l’île, en l’occurrence Muḥammad Abū Rās al-Ǧarbī, auteur d’al-Muʾnis al-ʾaḥibba fī aẖbār Ǧarba, sur le christianisme de l’île au moment de la conquête arabe. D'une part, je proposerai une contextualisation du passage et d'autre part, je le traduirai afin d'en examiner la contribution à l'Antiquité tardive de l'île, mais aussi d'interroger l'usage d'une catégorie de sources arabes très tardives, soit concernant l'histoire locale, soit l'histoire générale de la région.
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سعي المقال إلى التعرف على المعرفة التاريخية والدولة لدي مؤرخي الأطراف في البلاد التونسية خلال العصر الحديث. وتطرق المقال إلى عرض الكتابة التاريخية وكيفية إنتاج المعرفة التاريخية لدي "الحيلاتي" و" الجربي" في مستوي الخبر التاريخي أولاً من خلال الأخبار الواردة في خطابيهما في سياق العلاقة بالدولة والتي تمثلت في دولة الأتراك العثمانيين في طرابلس وفى تونس من حيث زمانها والفاعلون الاجتماعيون فيها ومجالها ثم مكانة البناءات الطرفية منها. كما ناقش المقال خبراً يمثل حدثاً تاريخياً تأسيسياً، مفاده: قطع جزيرة جربة علاقتها بالعهد الحفصي وتبعيتها للبلاد التونسية، ودخولها إلى الإمبراطورية العثمانية وتبعيتها لها، وهي بذلك تصبح طرفاً ضمن إيالة طرابلس، ويتمثل الخبر بدخول "درغوث باشا" وإلى طرابلس إلى الجزيرة، وضمها إلى الإيالة الطرابلسية التي فتحها الأتراك العثمانيون سنة (1551-1552)، كما أورد "الحيلاني" و" الجربي" الخبر مركباً، ويمكن أن يعد في حد ذاته خطاباً يحتوي على عناصر عدة، منها رؤية كل إخباري للزمن من خلال علاقته بالدولة، ويضع "الحيلاني" الخبر سنة 966ه/1558-1559م، و"الجربي" سنة 960ه/1552-1553م أي بمسافة زمنية تقدر بست سنوات، ولم يكن فارق السنوات كبيراً ولكنه ليس بلا مقابل أو بلا معني. وختاماً توصل المقال إلى أن رؤية المؤرخين التونسيين لم تكن للدولة والمجتمع رؤية واحدة، وكان للخبر التاريخي علاقة بالزمن والموضوعات والمدونة والألفاظ المستعملة أكثر من استعمال واحد، ويدل مثال "الجربي" على أن المؤرخين الموالين للمخزن قد يقعون في الأطراف، وقد لا يكونون أصحاب خطط أو رواتبية لدي المخزن، بل يكون لهم فكر مخزني داعم لدولة ترابية قوية. كُتب هذا المستخلص من قِبل دار المنظومة 2018
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