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Le nommé Gacem ben Ahmed Koucane, originaire de Djerba, déambulait paisiblement, jeudi dernier vers 13 heures, à l’intérieur des remparts, dans les environs de Bordj Etmar. Ne connaissant probablement pas les particularités de l’endroit, notre Djerbien a continué tout bonnement son chemin vers l’ouverture des murs qui donne sur la rue Jules-Ferry et de là est tombé d’une hauteur de quatre mètres sur la chaussée. Rapidement relevée, la victime présentait des blessures, et notamment une fracture du pied gauche et apparemment sans gravité. Elle a été immédiatement conduite à l’Hôpital Régional pour les soins que nécessitait son état, mais hélas inutilement puisque, dans la nuit de jeudi à vendredi, on a eu le regret d’enregistrer le décès du pauvre Djerbien.
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A Houmt-Souk, inauguration d'une plaque à la mémoire des soldats des 71e et 78e R.I. morts à Adjim et El Kantara en 1881-1882.
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19 avril. Notre Commission municipale a été convoquée dernièrement dans le but de signaler aux délégués de la Conférence Consultative les besoins de notre intéressante région. La délibération a porté sur les points suivants: 1° Transfèrement du mouillage actuel des vapeurs desservant notre escale à Sidi-Djemour; 2° Déclassement du bord El-Kébir de Houmt-Souk; 3° Forage de nouveaux puits artésiens dans l'intérieur de l'ile; 4° Suppression des droits d'exportation sur les tissus 5° Attribution à la Municipalité de certains droits locaux perçus par le Gouvernement. Il est indéniable que le mouillage actuel nous est défavorable. Eloigné de terre de dix kilomètres, il rend les communications difficiles et quelquefois périlleuses avec le bord; ce long trajet, dont la durée varie de deux à cinq heures, selon la direction du vent et la position de la marée, empêche les touristes ou voyageurs de venir visiter notre île, et elle se trouve ainsi privée des éléments qui pourraient assurer la prospérité dont elle est susceptible. Le projet du mouillage à Sidi-Djemour, situé sur la côte ouest, à environ treize kilomètres de Houmt-Souk, répondrait à tous les desiderata. Les bateaux pourraient arriver sans aucun danger à quinze cents mètres de la côte, par des fonds de six à sept mètres, à l'abri des vents d'est et nord est. qui sont les vents dominants. La distance de treize kilomètres, qui sépare Sidi-Djemour de Houmt-Souk, serait très facilement franchie au moyen d'un Decauville d'une installation des plus simples, le terrain à parcourir étant absolument plat, d'où peu de frais et pas de travaux d'art. Examinant maintenant le trafic qui incomberait à cette nouvelle disposition, les statistiques des années écoulées, inférieures au trafic actuel, accusent un embarquement ou débarquement de 7.000 tonnes de marchandises et 6.000 passagers par an, qui, à raison de deux francs par unité, produiraient un rendement de 26.000 francs par an, chiffre largement rémunérateur pour cette entreprise dans laquelle peu de capitaux seraient engagés Ceci, sans compter la plus value qui résulterait infailliblement de la modification projetée qui, en facilitant les communications, ne tarderait pas à doubler le trafic actuel. Nous appelons donc d'une façon toute particulière l'attention de Messieurs les délégués à la Conférence Consultative sur cette question primordiale, indispensable pour assurer l'extension de notre ile, injustement délaissée et dont l'avenir serait assuré si elle était connue, se trouvant le débouché naturel de Zarzis, Medenine et Tatahouine. Hier, étaient de passage MM. Grisillon père et fils qui se rendent au Biban, pour y étudier l'installation des pêcheries qui ont été concédées à leur Compagnie. Nous espérons que cette nouvelle exploitation apportera un peu de ressources et améliorera la situation économique de nos régions. Dans notre prochaine chronique, nous reviendrons sur les autres vœux de notre Commission municipale.