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  • Le sociologue Claude Sitbon appelle à arrêter de focaliser sur la petite communauté juive de Djerba et à cesser de porter ce regard pressurisant sur le pèlerinage de la Ghriba.

  • L'avenir de l'une des dernières et plus anciennes communautés juives du monde arabe est incertain. Nombre de ses membres songent à partir en Israël. Des tombes fissurées jonchent le cimetière situé derrière la grande synagogue – le cœur de cette petite communauté juive tunisienne –, mais ce ne sont pas des vandales qui les ont saccagées. Les centaines de Juifs qui ont quitté Djerba depuis les années 1960 ont emporté avec eux les dépouilles de leurs proches, ne laissant derrière eux que des stèles de marbre portant des inscriptions en hébreu. “Certains ossements sont vieux de quatre-vingts ou quatre-vingt-dix ans. Ils risquent de se briser quand on les déplace”, explique Yossif Sabbagh. Cet homme de 42 ans exhume chaque année une douzaine de corps qui sont transportés en Israël. C'est là que sont partis la plupart des Juifs nés en Tunisie et ils veulent aussi y emmener leurs ancêtres. L'exode des morts présage un sombre avenir pour les Juifs de Djerba, qui s'y seraient installés il y a plus de deux mille ans après le pillage du temple de Salomon à Jérusalem, en 586 avant J.-C. Les Juifs sont aussi arrivés sur l'île en plus grand nombre après l'Inquisition espagnole, tandis que d'autres sont venus du Maroc, d'Algérie et de Libye. Ce groupe était autrefois la branche traditionnelle et pratiquante d'une communauté juive dynamique qui comptait 100 000 personnes réparties sur le territoire tunisien. Mais les 1 100 Juifs de Djerba sont pour ainsi dire les derniers du pays, car les autres ont fui les persécutions entre les années 1940 et 1960. Pèlerinage. Sur place, la population connaît une croissance renouvelée, notamment en raison de l'importance accordée aux familles nombreuses et aux valeurs patriarcales. Mais la communauté est aujourd'hui confrontée à un nouveau défi : les femmes juives supportent de moins en moins les restrictions qui leur sont imposées et les hommes sont victimes du marasme économique tunisien. Déménager en Israël, où les Juifs peuvent automatiquement obtenir la citoyenneté, est une solution à ces deux problèmes, mais elle augure peut-être la fin de l'une des dernières sociétés juives du monde arabe. Fin mai, les foules ont investi la synagogue de la Ghriba, décorée de carreaux bleus et blancs, pour le pèlerinage annuel de Hara Sghira, qui attire depuis longtemps les visiteurs dans la plus petite des deux enclaves juives de Djerba. Les pèlerins ont allumé des bougies dans le sanctuaire et placé des œufs couverts de vœux manuscrits dans une crypte creusée dans la synagogue. De l'autre côté d'une rue pavée, des fêtards ont chanté, mangé du couscous au poisson et bu de la liqueur de figue et de la bière dans une cour ensoleillée ornée de drapeaux tunisiens. L'événement, qui marque le grand repas de Lag Ba'omer, en l'honneur du rabbin mystique du IIe siècle, Shimon bar Yohaï, est sans nul doute une fierté tunisienne. Les festivités ont été annulées en 2011 pendant la révolution qui a chassé le dictateur Zine El-Abidine Ben Ali – un protecteur de la population juive nationale. Elles ont été rétablies par le gouvernement actuel, qui érige la communauté en symbole de stabilité. Mais les trois graves attentats qui ont touché le pays depuis début 2015, ainsi que l'infiltration du groupe terroriste Etat islamique [à la frontière libyenne] à une heure de route au sud de Djerba, suscitent des inquiétudes en matière de sécurité et nuisent gravement au tourisme. Pourtant, lors des célébrations de 2016, les participants et les observateurs ne semblaient pas le moins du monde perturbés. Les jeunes hommes veulent partir, souvent pour des raisons économiques Artisanat. Le premier jour du pèlerinage, Abdelfattah Mourou, vice-président de l'Assemblée des représentants du peuple ainsi que du parti islamique modéré Ennahda, a chaleureusement salué Haim Bittan, grand rabbin de Tunisie et habitant de Djerba, devant la synagogue de la Ghriba. “La Tunisie protège sa popula-tion juive, a déclaré Abdelfattah Mourou. Une culture unique mène au radicalisme. Une société multicul-turelle nous permet de nous accep-ter les uns les autres.” Les pèlerins ont dû se soumettre à un détecteur de métal et à des contrôles de sécurité supervisés par les forces spéciales, qui disposaient d'un véhicule militaire équipé d'une arme lourde automatique. Un hélicoptère survolait le site. Les mesures de sécurité sont très strictes depuis qu'un camion piégé a explosé en 2002 à la synagogue, faisant 21 victimes, qui étaient en majorité des touristes. Cela n'a pas empêché le gouvernement israélien de publier un avertissement quelques semaines avant les festivités pour déconseiller à ses citoyens de se rendre en Tunisie. Perez Trabelsi, âgé de 74 ans, préside le festival et affirme que la même recommandation paraît tous les ans depuis la révolution. “Il n'y a pas de réel danger, affirme-t-il. Nous sommes libres de partir, mais nous n'avons pas l'intention d'aller où que ce soit.” Pourtant, Perez Trabelsi a déplacé la tombe de son père en Israël en 2013. Ses six enfants vivent à Paris. Depuis la révolution tunisienne, une trentaine de Juifs ont quitté Djerba selon le rabbin Haïm Bittan et bien d'autres envisagent de s'installer en Israël – mais pas parce qu'ils ont peur. La synagogue de la Ghriba est construite sur des fondations qui, selon les habitants, comptent des pierres venues du pillage du temple de Salomon. A de nombreux égards, Jérusalem reste une pierre angulaire dans les esprits des Juifs de Djerba. Shiran Trabelsi, 23 ans, est institutrice de CM1 à Hara Kbira, Daniella Cheslow est une journaliste américaine, multimédia, spécialisée en politique internationale. Elle travaille notamment pour l'Associated Press, Public Radio International, les journaux McClatchy ou encore The Times de Londres. Elle publie régulièrement sur le site de Radio Free Europe/Radio Liberty, média emblématique de la guerre froide et financé par le Congrès américain pour promouvoir la liberté de l'autre côté du mur de Berlin. Depuis 1989, RFE/RL est basé à Prague. la plus grande des deux enclaves juives. Elle se rappelle de son voyage dans la ville balnéaire d'Ashkelon, en 2006, pour aller voir ses grands-parents. “C'était un autre monde, raconte-t-elle. Là-bas, il y a des arbres, tout est fleuri et luxuriant. C'est très propre. Quand je suis revenue ici, j'ai eu l'impression que la ville était terne.” Pour Shiran, les Juifs de Djerba devraient déménager en Israël en masse, mais elle concède qu'elle ne le ferait pas sans ses parents ou un futur mari. Le rabbin Haïm Bittan estime de son côté que les femmes ne doivent travailler qu'au sein de la communauté, une injonction devant restreindre leurs contacts avec le monde extérieur. Cette règle les limite à l'enseignement, la garde d'enfants, la coiffure et la couture. Yiska Mamou, une institutrice de CP âgée de 24 ans, a étudié l'économie dans un établissement public, mais comme la plupart des Juifs de Djerba, elle n'a pas fait d'études supérieures. Elle aimerait aussi déménager en Israël car après le travail “il n'y a rien à faire à part rentrer chez soi et faire le ménage”. C'est une doléance de nombreuses jeunes femmes juives, dont la présence est essentielle à la survie de la communauté – qui grandit grâce à une trentaine de naissances par an – mais qui rêvent de l'ouverture relative d' Israël. Les jeunes hommes veulent aussi partir, mais plus souvent pour des raisons économiques. Comme de nombreux hommes juifs à Djerba, Yoni Haddad travaille dans le commerce des bijoux. La communauté est connue pour ses filigranes en argent, ainsi que ses délicats colliers et coiffes en plaqué or, qui sont populaires auprès des jeunes mariées musulmanes. C'est un artisanat qui est transmis de génération en génération. Mœurs. Mais lors d'une visite récente, seuls quelques touristes russophones se promenaient dans le petit marché de Houmt Souk, une ville ouvrière qui paraît très grande à côté de Hara Kbira.Les commerçants juifs et musulmans ont accusé de graves pertes, car les touristes ont abandonné la Tunisie pour des raisons de sécurité depuis que des hommes armés affiliés au groupe Etat islamique ont ouvert le feu, pendant l'été 2015, sur la plage d'un hôtel de Sousse, dans le nord du pays – faisant 38 victimes, qui étaient pour la plupart des touristes britanniques. Yoni Haddad explique qu'il a de la famille à Jérusalem, mais qu'il hésite à quitter sa maison et son commerce à Djerba. Si la situation continue d'empirer, il envisagera néanmoins de déménager – “en Israël évidemment, c'est la destina-t i o nfin a l e ”. Yigal Palmor, porte-parole de l'Agence juive pour Israël, une organisation quasi gouvernementale qui encourage l'immigration vers Israël, affirme que “l'avenir est loin d'être brillant pour les communautés juives de tous les pays arabes, à moins que des changements radicaux ne se produisent. Même s'ils sont tolérés, je ne pense pas que les Juifs aient réellement un avenir dans ces Etats.” Il note que la population juive du Maroc – la plus importante dans le monde arabe, devant la Tunisie – est essentiellement composée de personnes âgées. Les com munautés égyptiennes, liba-naises et syriennes ne comptent plus que quelques dizaines de per-sonnes, et les Juifs ont complète-ment disparu de Libye et d'Algérie. Pour l'instant, les Juifs de Djerba préparent les jeunes à une double identité. Quand son père est mort, Yossif est allé l'enterrer à Jérusalem Un jeudi après-midi, Elinor Haddad, 16 ans, passe la serpillère dans le foyer familial avant le week-end. Son frère aîné est rentré la veille d'un voyage parrainé par Israël et Elinor porte un bracelet qu'il lui a rapporté. Elle ne pourrait pas faire ce même déplacement, explique-t-elle, car le rabbin Haïm Bittan interdit aux filles de voyager seules. Mais Israël est venu à elle. Pour éviter l'assimilation dans la société tunisienne, le lycée pour filles d'Elinor enseigne un programme israélien. Elinor parle couramment l'hébreu et l'arabe. Les mœurs israéliennes ont aussi infiltré la vie familiale. Chez les Haddad, le dîner du vendredi soir est le traditionnel couscous juif tunisien, mais le déjeuner du jeudi est une escalope de poulet panée – un repas courant en Israël qui a été importé par les immigrés juifs européens. Le jeudi soir, Elinor s'amuse avec des amis dans le vestibule de la synagogue de la Ghriba pendant que les pèlerins vont et viennent. Habituellement, elle reste avec ses amis dans une pièce close. Le pèlerinage est l'occasion de voir et d'être vue, explique-t-elle. “Si j'avais l'occasion de m'installer en Israël, j'irais, confie-t-elle. Mais ce n'est pas si mal ici.” De retour au cimetière, Yossif Sabbagh concède qu'il a aussi envisagé de partir, mais qu'il hésite en raison du coût de la vie. Quand son père est mort, Yossif est allé avec ses frères et sœurs l'enterrer à Jérusalem. Mais pour ce qui est des sépultures plus anciennes, il estime que “les ossements devraient rester dans leurs tombes”.

  • Die Angst vor dem Terror ist auch in Südtunesien spürbar. Trotz einem Grossaufgebot an Sicherheitskräften haben dieses Jahr weniger jüdische Pilger als sonst die Ghriba-Synagoge auf der Insel Djerba besucht. Die feierliche Prozession hinter dem kleinen Wagen mit der geschmückten Menora endet nach wenigen Metern an der Polizeisperre vor der Ghriba-Synagoge. Vor der Revolution ging der bunte Zug der Pilger einen Kilometer weit in das nächste Dorf Erriadh. Heute begleitet eine Eskorte von schwerbewaffneten Soldaten und schwarz gekleideten Spezialeinheiten der Polizei einige hundert Pilger auf ihrem kurzen Weg. Über der strahlend weiss getünchten Synagogen-Anlage, der ältesten im Maghreb, kreist ein Militärhelikopter. In einer Seitenstrasse stehen gepanzerte Militärfahrzeuge. Auf dem Dach wachen Mitglieder der Antiterrorbrigade mit Maschinenpistolen im Anschlag. Kurz vor Beginn der Feierlichkeiten hatte Israel seinen Staatsbürgern aus Sicherheitsgründen von einer Reise nach Djerba abgeraten. Nur knapp fünfzig Israeli sind in diesem Jahr zur Synagoge gepilgert, die der Legende nach 586 vor Christus auf einem Stein des zerstörten Tempels von Jerusalem erbaut wurde. René Trabelsi, Sohn des Rabbiners der Ghriba und Organisator der Wallfahrt, sagt: «Wir hatten grosse Sicherheitsbedenken wegen des letzten Überfalls von IS-Kämpfern auf Ben Guerdane.» Anfang März waren in Gefechten mit dem tunesischen Militär in der nur 150 Kilometer entfernten Stadt an der libyschen Grenze 28 Terroristen des IS ums Leben gekommen. Man befürchtet, dass sich die kriminelle Vereinigung nun rächen könnte. «Präsident Essebsi hat uns modernstes Gerät und die volle Unterstützung der Sicherheitskräfte versprochen», erklärt Trabelsi stolz. Essebsi habe seinem Vater in einer Audienz gesagt, dass der tunesische Staat aus Solidarität mit seiner jüdischen Gemeinde nicht das geringste Risiko eingehen wolle, führt Trabelsi aus. Zweitausend Sicherheitskräfte machen aus Djerba in dieser Woche einen Hochsicherheitstrakt im Mittelmeer. Dennoch haben sich weniger Pilger nach Djerba getraut als in den Vorjahren. Die Organisatoren sprechen von 600 ausländischen Besuchern und mehr als 1000 tunesischen Juden. Auch mehrere hundert muslimische Inselbewohner haben das religiöse Volksfest mitgefeiert. Vor der Revolution war ihnen der Zugang zum Gelände staatlicherseits verboten. «Die jüdische Gemeinde in Tunesien ist am Ende», sagt Dov Zerah, gebürtiger Tunesier und Mitglied des französischen Rechnungshofes, der seiner Mutter vor fünfzig Jahren versprach, einmal zur Ghriba zu pilgern. Bis in die sechziger Jahre gab es mehr als 100 000 Juden in Tunesien, von denen viele nach dem Sechstagekrieg 1967 nach Israel oder Frankreich auswanderten. Heute wohnen nur noch knapp 3000 Juden in Tunesien, die meisten von ihnen auf Djerba. Hier leben sie seit Jahrhunderten friedlich mit Muslimen und den wenigen Christen zusammen. Hara Kbira heisst das jüdische Stadtviertel der Inselhauptstadt Houmt Souk. Wer es betreten will, muss sich bei der Polizeisperre anmelden, wo ein halbes Dutzend Soldaten mit Maschinenpistolen und Schutzwesten in der prallen Sonne steht. In dem kleinen Viertel gibt es elf Synagogen und eine jüdische Schule. Auf die frisch geweisselten Häuserwände sind blaue Fische und siebenarmige Leuchter gemalt. Der Grossrabbiner von Tunis, Haim Bittan, sitzt in seinem winzigen Kurzwarenladen hinter der Theke. Einer Frau die Hand und Interviews geben will er nicht. Er murmelt nur in seinen grauen Bart: «Dieses Jahr sind wir nicht viele.» In Hara Kbira tragen die jüdischen Frauen Zöpfe und dreieckige Kopftücher, die Männer das traditionelle tunesische Gewand mit Stickereien und die Chechia, den roten Filzhut, mit kürzerem Rand als bei der sonst gleichen Ausführung auf dem Haupt ihrer muslimischen Nachbarn. Zwei Knaben mit Kippa kommen in der Mittagshitze aus der Schule, grüssen mit «Salem» und «Shalom» und kaufen im arabischen Mini-Supermarkt klebrige Süssigkeiten. Gegenüber ist der Versammlungsraum einer religiösen Organisation, die der islamdemokratischen Nahda nahe steht. Youssef Wazan, Vorsteher der jüdischen Gemeinde von Djerba, sagt: «Uns geht es jetzt besser als unter der Diktatur, denn wir haben die Freiheit.» Ausserdem habe die Regierung mit den Stimmen der Islamisten die Alkoholsteuer gesenkt und damit den traditionellen jüdischen Feigenschnaps Boukha billiger gemacht. Boukha fliesst reichlich in der Ghriba-Synagoge, wenn die Pilger ihre Wünsche auf die Schale eines rohen Eies geschrieben haben, das sie in einer von zahllosen Kerzen erleuchteten Grotte niederlegen. Der Legende nach tat eine schöne, unbekannte Frau – «Ghriba», auf Arabisch «die Erstaunliche» – hier Wunder. Fast ein Wunder ist auch, dass ein ranghoher Vertreter der Nahda, Mitgründer Scheich Abdelfattah Mourou, zur Eröffnung der Wallfahrt gekommen ist. Mourou ruft der begeisterten Menge zu: «Wir sind eine Nation. Unsere Unterschiede sind unser Reichtum.»

  • Parce qu'il n'ait pas de plus grande faute que l'oubli, nous sommes venus témoigner de notre amour pour un lieu chargé d'histoire et si l'émotion nous submerge, c'est que, en ce lieu, juifs et musulmans s'embrassent et se touchent. C'est bien qu'il y a comme de la magie.

  • The future of one of the Arab world's oldest and last remaining Jewish communities is under threat, and it's not because of Islamic State militants.

  • "Peu d'ouvrages et de revues sur le monde arabe apportent une observation liée au voyage et au tourisme. Ce monde est pourtant en contact avec l'idée de déplacement et de voyage depuis fort longtemps : les voyages des scientifiques et des commerçants à l'époque des empires arabo-musulmans, le développement d'une activité touristique organisée durant la colonisation (XIXe-XXe) réservée aux classes occupantes et élites métropolitaines, la création au plan régional de l'organisation arabe du tourisme (OAT), au début 2000, et les objectifs d'amélioration du tourisme régional et de consolidation de l'industrie du tourisme. Aujourd'hui, les données de l'OMT (2015) font observer une activité touristique dans cette région, qui représente 6,2% du marché mondial, mais pour laquelle on prévoit un accroissement pour la période 2020-2030. S'interroger sur la place du tourisme et du loisir, et leur accessibilité dans les sociétés du monde arabe devient nécessaire d'autant que ces aspects ont été abordés selon des perspectives principalement disciplinaires. Quels sont les enjeux et les défis de la mise en tourisme des territoires ? À partir de divers cas d'études, les auteurs proposent une réflexion sur la mise en tourisme aux plans scientifique, géopolitique, historique et géographique, urbanistique, sociologique et politique, projetant ainsi un regard nouveau sur les territoires et les sociétés du monde arabe."--Page 4 of cover

Last update: 4/28/26, 8:04 AM (UTC)