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Par sa position insulaire Djerba avait, à toutes les époques, une vocation autonomiste vis-à-vis des pouvoirs continentaux, mais, en contrepartie, elle n’a cessé d’être convoitée par les envahisseurs et corsaires de tout bord qui l’attaquaient par mer. Cette situation s’est aggravée durant les XIVème et XVème siècles à la suite de l’occupation de l’île par les siciliens depuis 1289 (Roger Doria occupe Djerba et les îles Kerkennah). Ces îles seront placées sous la suzeraineté pontificale, lorsque Boniface VIII accorde les îles en fief héréditaire à Roger Doria (Traité du 11 août 1295). Depuis, et pour les deux siècles qui suivent, Djerba sera le théâtre d’une dizaine de batailles, soit pour repousser des incursions, soit pour tenter de se libérer du joug des chrétiens. Pour réécrire, l’histoire de Djerba à cette époque, nous ne pouvons pas nous appuyer uniquement sur nos sources arabes qui, sans exception, se limitent à décrire une ou deux batailles où le sultan hafside était le principal acteur, même les dates citées à l’occasion manquent de précision. Ainsi, on est dans l’obligation d’utiliser les sources latines de l’époque : traités de paix, bulles pontificales, échanges épistolaires, ainsi que quelques chroniques dont la principale est la Chronique de Ramon Muntaner. Dans cette communication nous allons soulever plusieurs problèmes telle que la « réalité » de la présence chrétienne sur l’île et sa durée ? Les rapports entre Djerba et la Sicile/la couronne d’Aragon/la papauté ? Quand est-ce que la présence chrétienne a définitivement disparu (1496 ? selon une source latine).
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"En 1388, le pape Urbain VI apporte son soutien à une coalition occidentale dirigée par le Sicilien Manfred Chiaramonte pour organiser une expédition afin de conquérir l’île de Djerba avec l’aide des Génois et des Pisans, les Vénitiens s’étant retirés au dernier moment. Il concède à l’expédition le privilège de croisade. L’occupation de l’île ne dure que quelques mois, sans grand bénéfice pour la coalition qui espérait mettre un terme à la course encouragée par le sultan hafside Abû-l-‘Abbâs. Au contraire, cette expédition ne fait qu’envenimer les relations diplomatiques et commerciales en Méditerranée occidentale et renforcer le pouvoir du sultan hafside aussi bien sur le front intérieur qu’extérieur. Malgré cet épisode, les échanges diplomatiques reprennent vers 1390, comme le montre une riche documentation (traités de paix, correspondance diplomatique, rapports d’ambassades), mais à des degrés divers reflétant la position du sultan hafside qui oscille entre fermeté vis-à-vis des Pisans, pragmatisme à l’encontre des Génois et bienveillance à l’égard des Vénitiens."
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In the work of Fernand Braudel, Henri Pirenne, and many who have since built upon their scholarship, the Mediterranean narrative has long been shaped by sources that represent a single point of view, that the Sea and its environs were a European creation. As a corrective my recent book, Creating the Mediterranean (Brill, 2018), discusses the often overlooked contributions of Islamic sources in shaping our perception of the Mediterranean. In particular, during both the medieval era and early modernity, the words of North African authors provide a unique insight into the cultural interactions that took place within this region of the Mediterranean. These interactions, notably with the Iberian Peninsula, were growing towards the end of the sixteenth century as Andalusians started reaching North African coasts.
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