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La tradition ibadite (courant minoritaire de l’islam sunnite dans le sud-est tunisien) a une éthique centrale qui valorise positivement le commerce et cela se voit dans les projets économiques développés par les migrants tunisiens de retour, notamment du sud-est tunisien. Nous discutons de l’applicabilité des concepts européens d’analyse de classe dans des contextes non occidentaux tels que la région MENA, en particulier la Tunisie. Concernant la formation de classe, la Tunisie était à l’indépendance (1956) une société relativement égalitaire basée sur le rang, qui depuis lors a connu une augmentation des inégalités, de la formation de classe et de la conscience de classe. Notre approche s’inspire de Weber sur le rôle économique de la religion, y compris son argument selon lequel l’Islam n’était pas propice au capitalisme et à l’industrialisation. Nous suggérons que l’islam ibadite en particulier a été propice au commerce, en tirant argument des données de l’étude Tunisia-HIMS (2021) sur les projets économiques des migrants de retour du sud-est de la Tunisie, comprenant l’île principalement ibadite de Djerba, qui proposent un pourcentage élevé de projets commerciaux. Nous discutons également du concept d’entrepreneuriat et des obstacles au développement industriel.
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« Je suis arrivé en France en 2010. Auparavant, j’avais travaillé dix ans pour des Français, là-bas. En Tunisie, à Djerba où j’habitais, il y avait des chrétiens, des ...
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Dans sa petite cuisine au sous-sol de La Ferme de Longchamp (Paris 16e), le jeune Atef Barbouche compose de superbes créations comestibles. Sans sucres ajoutés. Pour les fruits comme pour ...
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Trois nouveaux commerces aidés par la ville Le projet de Laroussi Bayach, enseigne «Djerba la Douce», située 24 rue de la Cité à Troyes, dans un local vacant d'une superficie ...
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Ce samedi, en fin d'après-midi, Ismaël Duplaquet, à l'origine de la marche blanche en hommage à Amar, avait déjà reçu 180 réservations de roses. «On sent ...
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Le jeune homme de 15 ans mis en cause dans la mort d'Amar, le 27 août dans la soirée, a été incarcéré, a-t-on appris hier auprès du parquet ...
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« Vitré, c’est ma ville » , confie Mohamed Gharbi d’origine tunisienne qui est arrivé à Vitré il y plus de vingt ans. Il vient d’ouvrir son restaurant : Chez Momo, Degemer ...
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Ce jeune Tunisien originaire de Djerba a fait le choix de venir en France par amour. Désormais très à l'aise dans la société occidentale, il se découvre de nouveaux loisirs
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Le Prince, le restaurant challandais de spécialités orientales, n'a plus la frite ! La crise et la stigmatisation lassent son patron Nabil Najar, Tunisien de Djerba et francophile. Rencontre Il n'a vraiment plus le moral Nabil Najar, 54 ans. Natif de l'île de Djerba, il a plus d'années à son compteur vécues en France qu'en Tunisie, d'où il est parti à l'âge 23 ans. Longtemps Nantais, il est marié à une Française avec qui il a eu deux enfants. Restaurateur à Challans depuis neuf ans, il emploie deux mots, les chuchote comme un leitmotiv : « le retour » ! Non, il n'a plus le moral, le « Tunisien de Challans », il a même perdu son sourire éternel que lui connaissent les Maraîchins. Pourtant, il l'avait encore après les attentats de Charlie Hebdo, en janvier 2015. La rédaction l'avait alors rencontrée. Il avait été « touché par des gestes de solidarité de la part des Challandais ». Presque deux ans plus tard, Nabil constate : « Au boulot, c'est une baisse énorme qui perdure. Je ne suis franchement pas optimiste ». Fait-il des liens ? « Oui ! Le tapage médiatique et la confusion entretenue sur les musulmans font très mal. Pourtant, l'immense majorité des Musulmans n'a rien à voir avec ces barbus extrémistes. Mais je constate aussi que la crise économique s'est accélérée depuis le mois de mai. Et ça n'a pas repris ! » Il ne digère plus ! Stigmatisation, crise économique, bouleversement des valeurs aussi. « J'ai toujours cru en la multiculture, comme une richesse. » L'enfant de Djerba, jeune employé au Club Méd' de cette île, s'est alors fait des amis de toutes origines, Français, Italiens, Australiens, Américains et de toutes confessions, juifs, chrétiens, musulmans... « La France a longtemps représenté les valeurs de liberté, égalité, fraternité. J'ai longtemps cru que cette démocratie représentait un avenir juste ! Mais quand j'entends les élus politiques de droite et de gauche tenir aujourd'hui les propos de Jean-Marie Le Pen il y a vingt ans, je ne digère plus ! Tout le temps, désormais, on est ramené à nos origines, alors que je paye mes impôts ici, que j'ai toujours été un travailleur indépendant ». Et le questionnement est amer : « C'est quoi mon rôle dans cette société ? » Nabil ne croit plus du tout en ces politiques, en France et ailleurs. La Syrie ? « C'est gazoduc ! » Un problème qu'on a fait religieux, alors qu'il n'est qu'économique, il ne doute absolument pas de son raisonnement. Alors le retour ? « Ce ne sera pas facile parce qu'aujourd'hui je m'exprime mieux en Français qu'en Arabe. Je n'ai que 54 ans, mais j'ai envie de me replier. Je me croyais intégré, mais au bout du compte, je suis comme les autres. » Bon, parlons popote. Et là, les yeux de Nabil s'illuminent d'une joie soudainement revenue. Car au Prince, rue de Bois-de-Céné, c'est lui qui fait la cuisine. « Je ne fais que des couscous et des tajines de façon traditionnelle. Avec que des produits frais ! » Au total, huit couscous différents, dont le végétarien, le moins cher. Et trois tajines. Sur place ou à emporter. Et si à Noël, le Prince est fermé, il reste ouvert pour le passage de l'année. Allez courage, Nabil, 2017 sera meilleure, inch' Allah ! Le Prince, 1 bis, rue de Bois-de-Céné, ouvert le mardi, jeudi, vendredis et samedis, ainsi que le dimanche midi
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« C’est petit je vous préviens », glisse, gêné, Momo, 54 ans, en entamant l’ascension des six étages par l’escalier de service décrépit. Depuis 2001, ce salarié d’une épicerie du XVII e loue 200 € par mois à un particulier une chambre de 6 m 2 dans un immeuble situé près de l’avenue de la Grande-Armée (XVI e). Une adresse identifiée par la Ville dans le cadre de son nouveau plan. Contraint de se laver à son travail ou aux bains-douches Le tour du propriétaire est vite expédié : un lit, une penderie en tissu, une armoire qui déborde, une télé minuscule, un frigo, un vieux radiateur électrique et un petit réchaud… « Depuis quinze ans, je suis obligé de manger sur mon lit et, évidemment, je ne peux pas recevoir mes amis », soupire Momo, qui du coup passe la majeure partie de son temps dehors. « En même temps, je travaille de 7 h 30 à 20 heures : je ne reviens ici que pour dormir », confie le quinquagénaire, payé au smic. Les toilettes sont au bout du couloir dont le parquet gondole dangereusement, tout comme un grand évier d’où ne coule que de l’eau froide. « Heureusement, il y a une douche à mon travail, poursuit-il. Et lorsque le patron refuse, je vais aux bains-douches de la mairie. » Arrivé en France il y a trente-sept ans, le père de famille a laissé à Djerba (Tunisie) sa femme et leurs quatre enfants, qu’il retrouve tous les étés. « Souvent ma femme me dit qu’elle veut voir là où je vis mais je lui réponds : jamais. » Le rêve de Momo : un studio avec sanitaires et eau chaude. La Ville a promis de l’aider à se reloger dignement s’il en formulait une demande en bonne et due forme. « Dès que j’ai un nouvel appartement, je quitte cette chambre, mais pas avant, prévient-il. Je préfère encore vivre ici qu’à la rue. » Près de l’avenue de la Grande-Armée (XVIe), samedi. Ce salarié d’une épicerie parisienne vit dans ce réduit de 6 m2 loué 200 €par mois à un particulier.
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Relancer un commerce fermé depuis plus de deux ans n’est pas chose aisée. C’est le défi que s’est lancé Mohamed Ben Khemis, gérant d’une supérette Vival (groupe ...
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Mercredi 17 mars 2021, Lazhar Mestaoui et Maher Ben Mimoun ont ouvert Le Gyros dans le centre-ville de Mayenne.
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En Tunisie, le rêve migratoire est ancré dans les esprits. Sur l’île de Djerba, ce sont des villages entiers qui sont vidés de leur jeunesse, sans espoir et att...
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Ce témoignage touchant est celui d’Oussama, jeune homme de 30 ans, qui a longtemps hésité avant de dévoiler ce portrait. Doté d’une force de caractère peu commune, ce fils d’un homme puissant va, sur un coup de tête, échapper en 2016 à l’emprise paternelle pour tracer sa route loin du cocon familial, à Paname. Oussama nous fait vivre sa descente aux enfers, sa confrontation à l’impuissance des institutions ainsi que sa difficile remontée pour devenir le maître de son destin avec l’intelligence et la culture comme seules armes. Les trois années les plus sombres de sa vie sont ici racontées, sans artifices. Dans cet autoportrait, qui aborde aussi bien l’amour que les sujets d’actualité, il nous amène au-delà des clichés habituels à la rencontre de la paix et de la liberté tant recherchées. Avec « Le Mauvais prénom », Oussama Ben Abdallah souhaite redonner foi en la vie et prouver que, malgré l’adversité, tout parcours bancal peut se transformer en réussite ! (4e de couv.)
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