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ARAD. C. c. de Gabès, caïdat du sud de la Régence, chef-lieu Gabès. Ressort de la Recette des Contributions diverses et droits de mutations de Gabès et de l'Entrepôt des Monopoles de la même localité. Justice de paix à compétence étendue et tribunal régional indigène à Gabès. Le caïdat se divise en trois khalifaliks : Gabès, El-Hamma et Djerba, qui comprennent eux-mêmes 60 cheïkhats. 2° Ile de Djerba, population 63.000 habitants environ, 8.000 inscrits à l'impôt medjba. Annexe de Contrôle civil dépendant de Gabès. Recette des Contributions diverses et droits de mutation. La création d'une justice de paix est décidée. Population adonnée au rite kharedjile, secte dissidente de l'Islam. Les Djerbiens émigrent dans les villes du nord, où ils exercent le métier d'épiciers. Ils n'emmènent jamais leurs enfants.L'île renferme de nombreux puits. (Fruits renommés. Industrie : couvertures en laine dites «ferrachia», burnous et poteries; pêche abondante et variée. Ressources agricoles : 315.000, palmiers 400.000,vigne 500.000 pieds arbres fruitiers 150.000; terres irrigables 12.000 hectares. Au point de vue fiscal, l'Ile de Djerba est placée sous le régime spécial d'un impôt foncier unique (khodor) dont le montant annuel est de 120.000 fr. C. V.
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SEDOUIKEH. C. c. de Gabès, ann. de Djerba, caïdat de l'Arad, sur la côte est de l'île de Djerba, à 1.1 kil. de Midoun et à 8 kil. d'El-Kantara. D. A.
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MIDOUN. C. c. de Gabès, ann. de Djerba, caïdat de l'Arad, à 16 k. au sud-ouest de Houmt-Souk. Centre de création récente et d'une grande prospérité. Les riches commerçants de Djerba y ont fait construire de belles villas qui forment pour ainsi dire l'embryon d'une ville future, poste, télégraphe, école mixte.
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MELLITA. C. c. de Gabès, ann. de Djerba, caïdat de l'Arad. Village assez important, à l'ouest et à 4 kil. de Houmt-Souk. Ruines romaines, Fours à chaux. D. A.
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MAHBOUBINE. C. c. de Gabès, ann. de Djerba, caïdat de l'Arad, à 4 kil. de Midoun. La culture des arbres fruitiers fait de cette contrée une des plus riches de l'île de Djerba. Ses nombreuses sources permettent de cultiver et d'irriguer l'oranger et, tous ses dérivés. Des jardins à perte de vue produisent aussi de grosses quantités de légumes. D. A.
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HOUMT-SOUK. C. c. de Gabès, ann. de Djerba, caïdat de l'Arad. Siège de l'annexe du contrôle civil et des services publics de l'île de Djerba. Cette ville est située au nord de l'île et jouit d'un climat très tempéré convenant aux hiverneurs. Les paquebots côtiers y font escale. De nombreux monuments excitent la curiosité des touristes. En dehors de la ville, se trouvent les ruines du bordj El-Kebir, citadelle massive construite par les Espagnols, lors de l'occupation de cette île par le duc de Médina. Le cimetière catholique qui se trouve à proximité, enferme les ossements ayant été recueillis après la victoire remportée en 1560 par Dragut sur la flotte espagnole et ayant servi à l'édification du bordj Er-Rious (tour des crânes) et qui fut détruite en 1848 par ordre du bey. Municipalité; Justice de paix; Contrôleur civil; agences consulaires d'Italie, d'Angleterre et d'Autriche-Hongrie ; écoles laïques de garçons et de filles; recette des Contributions diverses; recette des douanes; entrepôt des Monopoles; conducteur des ponts et chaussées; maître de port; médecin; poste de police, brigade de gendarmerie; église catholique ; église orthodoxe; hôtel; marché le lundi et le jeudi.
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GUALLALA (ou Guellala). C. c. de Gabès, caïdat de l'Arad, ann. de Djerba, à 25 k. de Houmt-Souk, à 20 de Djerba. et à 8 d'El-Kantara, dans le sud-ouest de l'île. D. A. Contributions diverses. Poteries renommées. Ruines romaines.
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EL-MAI. C. c. de Gabès, ann. de Djerba, caïdat de. l'Arad, à 10 k. de Djerba. D. A.
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EL-KANTARA (ancienne Meninx). C. c. de Gabès, ann. de Djerba, caïdat de l'Arad. Village à 25 kil. de Houmt-Souk. D. A. Ruines romaines. Fabriques de conserves. Marché le mardi. Poste de Douane. Bureau des Contributions diverses. Non loin d'El-Kantara on aperçoit encore les traces de la chaussée romaine qui reliait l'île au continent.
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DJERBA (île de). C. c. de Gabès, ann. de Djerba, caïdat de l'Arad. Ile superbe, située dans le golfe de Gabès, à 60 kil. de Gabès.-C'est l'île «aux sables d'or», l'ancienne île des Lotophages (Homère). Elle n'est séparée du continent que par un bras de mer au sud, large de 1.500 à 2.000 mètres. Forme : carrée. Dimensions : 29 kil. de l'est à l'ouest et 22 du nord au sud. Superficie : 60.000 hectares. Etendue des côtes : 160 kil. Point culminant : 36 mètr. Capitale de l'île : Houmt-Souk, centre administratif; siège de l'annexe du Contrôle civil. Autres centres : Mahboubine, Guallala, Mellita, Midoun, Cedouikech, Hara-Kebira, Hara-Sghira. Ports : Houmt-Souk, Adjim, El-Kantara et Aghir. Deux phares : Bordj-Djiltidj à l'ouest et Ras-Taguerness, à l'est. Feu fixe à Houmt-Souk et bouée lumineuse en face de ce port, au large. Routes et pistes carrossables. L'île est reliée télégraphiquement et téléphoniquement à Zarzis et à Gabès. Le caractère insulaire de Djerba ne lui enlève pas respect d'une immense oasis toute parsemée de palmiers et d'oliviers qui protègent de leur ombre les vignes rampantes et les céréales. Point d'eau courante. Citernes et puits, puits artésiens. La population, d'environ 40.000 hab. presque tous indigènes, d'origines berbère sont musulmans, mais musulmans schismatique, hétérodoxes, revendiquant les principes des anciens Berbères kharedjites; ce sont les protestants du mahométisme : ils ne croient pas notamment à la mission divine des prophètes, y compris Mahomet. Leurs mosquées ne sont pas semblables aux autres mosquées : elles sont d'une architecture spéciale et possèdent un minaret minuscule surmonté d'une sorte de lanterneau supportant une pierre conique plantée verticalement. Elles ont de multiples coupoles. Les Israélites au nombre de 2.200 sont cantonnés à Hara-Kebira (1.500) et Hara-Sghira (700). Sur certains points de l'île, les jardins se succèdent sans interruption pendant plusieurs kilomètres. Le pays étant plat, la brise toute parfumée y souffle continuellement sans rencontrer de grands obstacles. Le climat est sain el tempéré. Température moyenne : 13,6 et 17,8. Pluies peu fréquentes. L'oasis de Djerba ne renferme pas moins de 1.400.000 palmiers, 500.000 oliviers, 500.000 arbres fruitiers et de nombreuses vignes. On y fabrique beaucoup d'huile. Il faut y ajouter des couvertures et des tissus très renommés, quelques poteries, un peu de savon et de soude. Sur le littoral abondent des poissons de toutes sortes : soles, dorades,, rougets, etc. On pêche l'éponge. Mouvement des ports : 10 à 12.000 tonnes de marchandises, entrées ou sorties. Djerba, à l'époque romaine, portait le nom de «Meninx». Ses rivages, protégés par des hauts-fonds, étaient à la fois aimés et redoutés des navigateurs. Son isolement la mit à l'abri des conquérants arabes, et le fond de la population resta composé de Berbères. Bientôt apparurent les Européens, les Normands de Sicile d'abord, puis les Espagnols, qui ont construit près de Houmt-Souk le bordj El-Kebir, citadelle massive, aujourd'hui à demi ruinée. Dès lors, Djerba voit de nombreux combats se livrer dans ses eaux. Un des plus célèbres est celui de 1560 dans lequel Dragut et l'amiral Turc Piali-Pacha, attirent en 1560 les Espagnols, commandés par le duc Mêdina-Celi, vice-roi de Sicile., et massacrèrent la petite garnison chrétienne de l'île, 30 navires espagnols furent coulés et 5.000 hommes faits prisonniers. Djerba tomba aux mains des Tripolitains à la fin du XVIII siècle. Elle fut bientôt reprise par le souverain tunisien Hamouda-Bey. En 1881, les Français l'ont occupée sans rencontrer de résistance.
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CEDRIANE. C. c. de Gabès, ann. de Djerba, caïdat de l'Arad. Village dans l'île de Djerba, à 3 k. de Midoun. D. A.
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CEDOUIKECH (ou Sedouikch). C. c. de Gabès, ann. de Djerba, caïdat de l'Arad, à 9 k. d'El-Kantara et à 11 k. de Midoun. Petit village situé au sud de l'île de Djerba. Fondouk, marché le mardi. D. A.