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  • IIIe millénaire av. J.-C. Ca. 3100 – 2700 av. J.-C. Culture de Hafit. Ca. 2700 – 2000 av. J.-C. Culture d’Umm an-Nar. Ca. 2400 av. J.-C. Le pays de Magan, identifié comme Oman, apparaît dans les textes cunéiformes sumériens. Commerce du cuivre, du bois et de la diorite. Échanges entre l’Inde et la Mésopotamie. Ca. 2000 – 1300 av. J.-C. Culture de Wādī Sūq. IIe millénaire av. J.-C. Ca. 1200 av. J.-C. Site de Salut. IIIe siècle av. J.-C. Fondation du port de Sumhuram, dans le Dhofar, comptoir ...

  • In this article, I explore some of the contemporary forms of expression that young Swahili-speakers below the age of 35 turn to in Oman to make claims to Omani citizenship and belonging. Building on long-standing discussions of Zanzibari-Omani identity, I discuss how second and third generation Zanzibari-Omanis of mixed backgrounds negotiate a sense of being both ‘Swahili’ and ‘Arab’ as part of their broader understandings of what it means to be Omani. I propose that foregrounding young Swahili-speaking Omani people’s modes of blending belongings can contribute to conversations on what it means to be ‘young’, ‘Omani’, ‘Swahili-speaking’ and a second or third generation postdiasporan. The article builds on exploratory fieldwork conducted in Oman in 2018 and 2019. It examines young people’s creative expressions through digital social media and against the backdrop of the Oman Vision 2040. These additional sources shed further light on some of the meanings of being a young Swahili-speaker in present-day Oman.

  • La modernité littéraire et intellectuelle omanaise débute bien avant la nahḍa du sultan Qabous b. Said (r. 1970-2020), dont il s’agit de réévaluer la pertinence pour une histoire intellectuelle du Sultanat d’Oman. C’est plutôt sous le règne de Sa‘îd b. Taymûr (r. 1932-1970) que s’amorcent des changements – dans les pratiques d’écriture et les sociabilités littéraires – à l’origine de l’émergence de cette nouvelle figure de la modernité qu’est l’intellectuel (al-muthaqaf). On se propose ici d’étudier quelques moments-clés de la trajectoire historique de l’élite éduquée sous Sa‘îd, depuis son exil dans les pays voisins du Golfe et du Machrek à la recherche de nouvelles opportunités éducatives et professionnelles jusqu’à son retour et son intégration à l’État en 1970, à l’appel du sultan Qabous. On posera ainsi la question de la place des intellectuels au sein de cette élite éduquée et de leur rôle dans l’élaboration de projets nationalistes qui en font le seul groupe capable de renverser le sultan et de gouverner le pays. L’histoire de cette génération, dont les membres sont parfois qualifiés de « pionniers » (rawâd) de la modernité littéraire omanaise, mettra ainsi en lumière l’insertion précoce d’Oman dans le moment panarabe et anticolonialiste des décennies 1950-1960.

  • Baloch cultural life in Muscat is a vivid part of Oman's national landscape as it has evolved from the time the late Sultan Qaboos took power. Although often typecast as soldiers or police officers, Omani Baloch are deeply integrated into a broad spectrum of professions and social milieus. These include communities of arts and letters at the heart of the Omani cultural renaissance championed by the late Sultan and embodied in institutions such as Royal Opera House, the Muscat International Film Festival, and the Oud Hobbyists Association. The many nuances to Baloch identity have led to a plurality of social spaces, from literary forums intertwined with South Asian intellectual spheres to ceremonial contexts in which Omanis of Baloch, Peninsular Arab, and East African heritage converge. Networks of patronage and transnational circulations of songs and poetry among Baloch attest to the longevity of Western Indian Ocean circuits of cultural exchange.

  • Les Baloutches vivent de part et d’autre de la frontière entre l’Iran et le Pakistan. Ils sont cependant présents au Sultanat d'Oman depuis plusieurs siècles. Certains éléments historiques seront présentés pour comprendre comment ils sont actuellement répartis à Mascate. Nous nous intéresserons principalement à une pratique musicale baloutche courante dans cette ville. À travers le parcours d’Abdulrazaq, nous aborderons les enjeux que représente de jouer du sorûd (vièle baloutche) en Oman. Cet instrument est lié à la réalisation du damâl, une cérémonie fréquentée par les Baloutches omanais. Nous mettrons en évidence l’importance qu’Abdulrazaq représente pour la sphère sociale dans laquelle il est inclus, ainsi que son rôle en tant que gestionnaire d'un ensemble musical. Le damâl décrit ici fait écho à des rituels qui ont été observés au Baloutchistan. Nous amorcerons un premier dialogue entre ces différentes pratiques culturelles sans pour autant statuer sur une assimilation omanaise du damâl asiatique.

  • Based on recently published literature, this article examines the relationship between Oman’s coastal towns and the Portuguese in the early decades of the 16th century. He takes as an example the port of Muscat, whose remarkable natural conditions had favored, from medieval times, its supremacy as a bridgehead for the hinterland regions and leader of the commercial networks of the West Indian Ocean, to the detriment of other Omani ports. This superiority, which also rest on its ability to orient its economy on several fronts, was reinforced by the presence of the Portuguese, who, following their attack in 1507, appointed Muscat as a stopover of their fleets and established there a factory. In addition, the progressive involvement of the Portuguese in the economic life of Muscat was accompanied by a growing political interference in the internal affairs of the city, symbolized by an implication in the conflicts which opposed the urban elites of Muscat to those of the other cities of Oman and also to Hormuz, which, while exercising its authority over the towns on the Omani side, had become, after the double conquest of Afonso de Albuquerque (1507 and 1515), protectorate of the Portuguese.

  • L’ambition de ce dossier thématique est d’esquisser un état des lieux pluridisciplinaire de la période contemporaine du Sultanat d’Oman. Il a été envisagé comme une invitation à faire dialoguer des réflexions de recherche issues d’horizons divers portant sur l’histoire de ce pays, mais également sur les grandes mutations sociales et culturelles qui ont traversé sa société. L’appel à contribution a été lancé au début de l’année 2020 dans un contexte qui ne présageait pas de la crise du coronav...

  • Cet article se penche sur l’histoire de la conservation des manuscrits ibadites à Oman. Nous montrerons que la nahḍa des années 1970 a été un moment de renouveau dans l’édition de sources et dans la promotion de l’histoire d’Oman. Avec la fondation du Ministère du Patrimoine, le sultanat s’est doté d’une institution de référence pour la mise en valeur de son héritage ibadite. Autour du Ministère gravitent d’autres institutions ou fondations pieuses investies dans cette politique de promotion des manuscrits. En revenant sur les différentes nahḍa ibadites, notre texte montre que cette politique d’ouverture promue par le sultanat s’inscrit dans une longue tradition lettrée ibadite dans laquelle des familles ont joué un rôle fondamental. Notre article note en conclusion que cette sultanisation des activités d’édition et de conservation des manuscrits a été rendue possible par une intégration des familles ibadites dans les institutions intellectuelles engagées dans ces politiques de préservation des documents.

  • Cette enquête inédite revisite l’évolution du Maghreb médiéval à partir de ses marges. Elle dévoile l’histoire de l’ibadisme, une minorité aujourd’hui invisible dans l’océan du sunnisme, mais qui a puissamment façonné le Maghreb. Héritiers des dissidents kharijites soulevés contre le califat, les Ibadites animent les révoltes qui détachent la région de l’Empire. Ils jouent un rôle crucial dans l’émergence d’un discours en faveur des Berbères, chez qui ils recrutent en masse. Ces contestataires développent une doctrine politique singulière, hostile à la tyrannie et favorable à une souveraineté fondée sur l’élection, la consultation et la collégialité. Pour les Ibadites, cet idéal s’incarne dans l’État qu’ils fondent vers 761 près de Tiaret, dans l’Algérie actuelle. Dirigé par une dynastie d’imams persans, il symbolise pour eux un véritable âge d’or. Sa disparition brutale sous les coups des Fatimides en 909 constitue un traumatisme collectif. Elle oblige les fidèles à se redéployer sous la forme d’un archipel de communautés autonomes, dispersées entre la Méditerranée et le nord du Sahara. Après l’échec des derniers soulèvements berbères face à l’Empire, la nécessité de coexister avec les pouvoirs dominants s’impose. L’autorité des notables et des oulémas se substitue localement à l’État pour assurer la cohésion collective. Le commerce transsaharien tisse des relations entre ces communautés et assure la fortune des marchands- lettrés qui traversent le désert jusqu’à Ghana, Gao ou au lac Tchad. Ils en rapportent de l’or et des convois d’esclaves, revendus dans les oasis et les cités de Méditerranée. La poussée des intérêts rivaux et l’expansion religieuse du malikisme et du soufisme achèvent toutefois d’éroder, puis de désarticuler, l’archipel ibadite. À la fin du Moyen Âge, il n’en subsiste que les bastions actuels du Mzab, de Tripolitaine et de Djerba. La mémoire de cette communauté oubliée nous plonge au cœur même de la genèse de l’Islam et du Maghreb.

  • L’objet de cette contribution est une interrogation sur les fragmentations socio-spatiales qui marquent le M’Zab, une région du sud algérien. Cela à travers les premiers constats et observations soulevés sur le terrain cinq ans après le dernier conflit intercommunautaire (2013-2015) qui a touché la région. Dans ce document il est question, dans un premier temps, de décrire le contexte de notre travail de terrain, les contraintes rencontrées et les mécanismes adoptés pour les contourner. Dans un deuxième temps, nous allons illustrer le contexte de l’étude : le conflit de Ghardaïa de 2013-2015 et les groupes concernés. Pour enfin conclure avec une mise en lumière sur le langage adopté par les informateurs afin de décrire et témoigner d’un sujet aussi sensible – surtout si on prend en considération le contexte algérien actuel, post-Hirak, marqué par une répression policière sans précédent.

  • سيمنار #المركز_العربي، بعنوان "التكوين الذاتي للأقلية: الميزابيون وأداء الاختلاف في الجزائر المستعمرَة"، من تقديم أمل غزال، يدير الجلسة مراد دياني.

  • Des trois branches de l’islam, on connaît généralement le sunnisme et le chiisme. La troisième, le kharijisme, constitue une catégorie beaucoup plus difficile à cerner, mais son image dans les sources majoritaires est celle de la dissidence, voire de la déviance, politique et religieuse. Les Kharijites sont très présents dans la littérature arabe pour incarner un anti-modèle, celui du chaos politique, de la révolte permanente, de l’excès de zèle religieux et dévotionnel. A tel point que leurs leaders, qui défièrent à plusieurs reprises l’Empire omeyyade, puis abbasside, sont dépeints tantôt comme des rebelles insaisissables, tantôt comme des desperados, des bandits de grand chemin ou des fous de Dieu. Nous analyserons et déconstruirons tout d’abord cet imaginaire de la dissidence, qui participe à la construction de cet islam hégémonique que devint le sunnisme au cours des premiers siècles. Occasion pour nous de revisiter quelques récits qui structurent la narration historique en islam : le règne d’Uthmân, calife de la discorde, la bataille de Siffîn, matrice symbolique des trois branches que se reconnaît l’islam, le meurtre d’Ali, qui met en jeu la question du meurtre politique… Les Kharijites ont constitué une nébuleuse dont nous tenterons aussi de cerner les caractéristiques, de comprendre le programme politique et religieux. Mais pour cela, il faudra tenter de passer de l’autre côté du miroir en essayant d’identifier les textes et les témoignages qui documentent ce courant au plus juste. Nous nous appuierons pour cela sur la production écrite des Ibadites, leurs lointains héritiers idéologiques.

  • Des trois branches de l’islam, on connaît généralement le sunnisme et le chiisme. La troisième, le kharijisme, constitue une catégorie beaucoup plus difficile à cerner, mais son image dans les sources majoritaires est celle de la dissidence, voire de la déviance, politique et religieuse. Les Kharijites sont très présents dans la littérature arabe pour incarner un anti-modèle, celui du chaos politique, de la révolte permanente, de l’excès de zèle religieux et dévotionnel. A tel point que leurs leaders, qui défièrent à plusieurs reprises l’Empire omeyyade, puis abbasside, sont dépeints tantôt comme des rebelles insaisissables, tantôt comme des desperados, des bandits de grand chemin ou des fous de Dieu. Nous analyserons et déconstruirons tout d’abord cet imaginaire de la dissidence, qui participe à la construction de cet islam hégémonique que devint le sunnisme au cours des premiers siècles. Occasion pour nous de revisiter quelques récits qui structurent la narration historique en islam : le règne d’Uthmân, calife de la discorde, la bataille de Siffîn, matrice symbolique des trois branches que se reconnaît l’islam, le meurtre d’Ali, qui met en jeu la question du meurtre politique… Les Kharijites ont constitué une nébuleuse dont nous tenterons aussi de cerner les caractéristiques, de comprendre le programme politique et religieux. Mais pour cela, il faudra tenter de passer de l’autre côté du miroir en essayant d’identifier les textes et les témoignages qui documentent ce courant au plus juste. Nous nous appuierons pour cela sur la production écrite des Ibadites, leurs lointains héritiers idéologiques.

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Last update: 4/28/26, 8:04 AM (UTC)

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