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  • Taoufik Raïes, originaire de la ville de Djerba, était aussi artiste plasticien. Son premier film, intitulé Borkae, a été réalisé au cours des années 80. Il a également réalisé plusieurs courts métrages dont Borj El Hout et Kanz Sidi Salem. Il était récemment élu membre du comité directeur de l'Association des réalisateurs de films tunisiens (Arft).

  • Après un témoignage sur son enfance djerbienne, Youssef Chahed raconte dans son second livre le départ pour la France et le quotidien d'un jeune immigré. Un texte autobiographique, profondément humain, qui témoigne des rêves et des illusions de toute une génération de jeunes Tunisiens... En une quarantaine de brefs tableaux, Youssef Chahed témoigne dans son nouveau livre du quotidien d'un immigré, depuis son arrivée dans son pays d'accueil à la fin des années soixante. Paru au printemps 2016 aux éditions Arabesques, son ouvrage "Feuillets d'un immigré" vaut à la fois par la qualité du témoignage et la manière dont l'auteur le rapporte dans un style parfois littéraire, parfois direct, où alternent anecdotes, poèmes et chansons. Le témoignage d'un «simple figurant» Ce livre de 250 pages est le second à paraitre de cet auteur après une première oeuvre intitulée "Feuillets d'enfance ou la mémoire parlante" (Arabesques 2015). Largement autobiographiques, ces deux ouvrages racontent l'enfance à Djerba de l'auteur puis son voyage pour la France à la fin des années soixante. Dans "Feuillets d'un immigré" qui est en fait la continuité du premier ouvrage, Youssef Chahed - homonyme du chef du gouvernement mais sans lien de parenté - dresse le tableau de l'immigration tunisienne vers la France, dans un récit au jour le jour, depuis le départ en bateau jusqu'à la découverte du pays d'accueil et l'insertion dans son tissu économique. Dans ce récit, " le narrateur n'est qu'un simple figurant et il appartient à l'histoire de faire de lui un bon ou un mauvais acteur". De fait, Chahed tente à chaque moment de faire en sorte que son témoignage sorte de la sphère étriquée d'un vécu individuel pour se fondre dans la saga d'une génération. En effet, si l'auteur rapporte des faits qui le concernent au premier chef, il n'en trouve pas moins les ressorts adéquats pour les mettre en résonance avec la situation de tout ceux qui lui ressemblent. Ainsi, au-delà de son caractère anecdotique, personnel, ce récit de vie est aussi un éclairage sur le monde des immigrés tunisiens qui découvraient la France ou l'Allemagne, au début des années soixante-dix. Les visages et les rencontres se succèdent ainsi que les simples impressions ou les réflexions plus philosophiques. Toujours sobre et précise, sans emphase, la plume de Youssef Chahed est tour à tour nostalgique, sociologique, fougueuse et émerveillée. Non sans humour, l'auteur identifie des variantes d'immigrés, narre ses coups de coeur et ses amitiés, évoque malaises de la solitude et rigueurs hivernales. Solidarités inébranlables et inventaire des illusions Entre les cousins Mouss et Chad et l'ami Moha qui lui tendirent la main, Chahed raconte aussi les solidarités inébranlables qui se sont tissées dans ces communautés d'immigrés. Il rend compte des difficultés de leur insertion mais aussi des occasions manquées ou des hésitations bénignes. Ce gros plan sur un vécu que l'auteur rapporte sans fausse pudeur ressemble aussi à un inventaire des illusions et au compte-rendu détaillé d'une intégration. Ce parcours attachant qui est celui de Youssef Chahed ressemble assurément à celui de toute une génération. Ce récit qui nous promet une suite puisqu'il s'achève sur un prometteur "A suivre", est bel et bien l'écho d'une époque à laquelle la touche personnelle de l'auteur donne sa part de subjectivité alors que son regard recherche la pleine objectivité dans un mouvement de fond qui a concerné beaucoup de jeunes Tunisiens des années soixante. A lire pour la verve contagieuse de l'auteur, son franc-parler et aussi parce qu'un témoignage a non seulement un caractère unique mais aussi une valeur fédératrice.

  • L'Association de sauvegarde de l'île de Djerba (Assidje) appelle «le ministère de la Culture et de la Sauvegarde du patrimoine et l'Institut national du patrimoine (INP) à impulser le dossier d'inscription de l'île de Djerba sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco et à aider au respect des délais de candidature». L'urgence de ce dossier vient de l'importance de protéger «ce qui reste» du patrimoine culturel et civilisationnel de cette île afin de mieux valoriser son rôle dans le cycle de développement économique, souligne l'association. Dans une déclaration à l'agence TAP, Mekki El-Oudi, secrétaire général de l'association Assidje, déplore le manque d'intérêt des institutions officielles, telles que le ministère de la Culture et l'INP, pour ce dossier. «Même les décisions antérieures n'ont pas été relancées», fait-il remarquer, en allusion à la fourniture d'aides matérielles et logistiques pour l'élaboration du dossier de candidature et à la signature d'un accord de partenariat avec l'association Assidje pour donner à ce dossier «de la crédibilité et un cadre institutionnel». Et pourtant, dit-il, l'association poursuit ses efforts en collaboration avec le comité de pilotage et de plusieurs partenaires en procédant à l'inventaire des différents sites proposés à l'inscription au patrimoine mondial de l'Unesco, pour ensuite passer à l'organisation d'ateliers et de conférences sur l'importance exceptionnelle de l'héritage de l'île et son cachet architectural si particulier (maisons, mosquées, vieux quartiers, ateliers de tissage et huileries..). A cet effet, un workshop international est prévu sous l'égide de l'Unesco pour l'évaluation du dossier de Djerba, précise encore El-Oudi, réitérant ses craintes de voir dépassés les délais de candidature qui sont fixés à février de chaque année.

  • Une proposition d'amendement du Code des collectivités locales pour la reconnaissance des spécificités des îles tunisiennes sera soumise à l'Assemblée des représentants du peuple (ARP), avant fin juillet 2016. C'est ce qui a été décidé à l'issue de la conférence sur le sujet qui s'est tenue, dans la soirée du dimanche 17 juillet à Kerkennah, avec la participation d'experts et de représentants de la société civile, ainsi que des députés des îles de Djerba et de Kerkennah. La rencontre a été organisée par l'association Kyranis en collaboration avec ses homologues de Kerkennah et de Djerba et le Programme européen d'Appui à la Société Civile (PASC). Elle a été couronnée par la formation d'un comité composé du doyen Fadhel Moussa, de la magistrate Kalthoum Kannou et de représentants de la société civile qui se chargeront de l'élaboration d'une proposition d'amendement du code des collectivités locales. Les amendements devront prendre en considération les spécificités des îles de Kerkennah et de Djerba telles que la fragilité de l'écosystème, l'avancée de la mer et des lacs en raison du changement climatique, l'aménagement du territoire, les activités maritimes et industrielles, le transport de et vers le continent, l'encombrement de ces îles en été et leur dépeuplement en hiver. Cette rencontre fait partie d'un processus lancé, en 2012, lors d'une conférence, à Djerba, à l'issue de laquelle une motion a été adressée à l'ARP qui a permis d'insérer un alinéa dans l'article 131 de la Constitution où il est indiqué que " des catégories particulières de collectivités peuvent être créées par la loi ". D'autres rencontres ont eu lieu, en décembre 2015, à Djerba, et en février 2016, à Tunis, puis avec le ministre des Affaires locales, le 9 juin dernier.

  • Jul 15, 2016 (La Presse/AllAfrica Global Media via COMTEX) -- Le directeur général de la Société nationale d'exploitation et de distribution des eaux (Sonede), Mohamed Dahech, a effectué, hier, une visite à la station de dessalement de l'eau de mer de Djerba, actuellement en cours de réalisation et qui sera fin prête en avril 2017. Dans une déclaration à la presse, il a indiqué que la Sonede s'emploie à rationaliser la répartition des eaux entre toutes les régions, en attendant la réalisation de projets qui permettront de résoudre le problème de raccordement de toutes les régions à l'eau potable. Il a souligné que ce projet, une fois finalisé, sera à même de résoudre la pénurie d'eau au sud tunisien à partir de 2017 et d'importants projets, stratégiques seront réalisés pour assurer l'équilibre hydraulique dont notamment le renforcement des réseaux d'approvisionnement et de distribution moyennant une enveloppe de 418 MDT. «La station de dessalement de l'eau de mer de Djerba, qui est d'une capacité globale de dessalement de 50 millions de litres par jour, est la première du genre en Tunisie et sera suivie par d'autres projets similaires dans la localité d'Ezarat (gouvernorat de Gabès)», a précisé le directeur général de la Sonede au cours d'une visite à la station, au cours de laquelle il a pris connaissance de l'état d'avancement des travaux réalisés en coordination avec une entreprise hispano-coréenne. «La station de dessalement pourrait répondre aux besoins des habitants de Djerba, Médenine et Tataouine, jusqu'à 2035», a-t-il signalé. Selon le directeur général de la société espagnole, les travaux de réalisation du projet ont connu un avancement de 35 % et s'achèveront en juin 2017, rappelant que cette société a une large expérience en la matière et a opté pour une architecture adaptée aux spécificités de l'Ile de Djerba, lors de la construction de la station. «Des solutions seront trouvées au problème du passage de la conduite d'eau de mer vers la station de pompage à travers des terrains appartenant à des habitants de la région», a-t-il ajouté.

  • L'avenir de l'une des dernières et plus anciennes communautés juives du monde arabe est incertain. Nombre de ses membres songent à partir en Israël. Des tombes fissurées jonchent le cimetière situé derrière la grande synagogue – le cœur de cette petite communauté juive tunisienne –, mais ce ne sont pas des vandales qui les ont saccagées. Les centaines de Juifs qui ont quitté Djerba depuis les années 1960 ont emporté avec eux les dépouilles de leurs proches, ne laissant derrière eux que des stèles de marbre portant des inscriptions en hébreu. “Certains ossements sont vieux de quatre-vingts ou quatre-vingt-dix ans. Ils risquent de se briser quand on les déplace”, explique Yossif Sabbagh. Cet homme de 42 ans exhume chaque année une douzaine de corps qui sont transportés en Israël. C'est là que sont partis la plupart des Juifs nés en Tunisie et ils veulent aussi y emmener leurs ancêtres. L'exode des morts présage un sombre avenir pour les Juifs de Djerba, qui s'y seraient installés il y a plus de deux mille ans après le pillage du temple de Salomon à Jérusalem, en 586 avant J.-C. Les Juifs sont aussi arrivés sur l'île en plus grand nombre après l'Inquisition espagnole, tandis que d'autres sont venus du Maroc, d'Algérie et de Libye. Ce groupe était autrefois la branche traditionnelle et pratiquante d'une communauté juive dynamique qui comptait 100 000 personnes réparties sur le territoire tunisien. Mais les 1 100 Juifs de Djerba sont pour ainsi dire les derniers du pays, car les autres ont fui les persécutions entre les années 1940 et 1960. Pèlerinage. Sur place, la population connaît une croissance renouvelée, notamment en raison de l'importance accordée aux familles nombreuses et aux valeurs patriarcales. Mais la communauté est aujourd'hui confrontée à un nouveau défi : les femmes juives supportent de moins en moins les restrictions qui leur sont imposées et les hommes sont victimes du marasme économique tunisien. Déménager en Israël, où les Juifs peuvent automatiquement obtenir la citoyenneté, est une solution à ces deux problèmes, mais elle augure peut-être la fin de l'une des dernières sociétés juives du monde arabe. Fin mai, les foules ont investi la synagogue de la Ghriba, décorée de carreaux bleus et blancs, pour le pèlerinage annuel de Hara Sghira, qui attire depuis longtemps les visiteurs dans la plus petite des deux enclaves juives de Djerba. Les pèlerins ont allumé des bougies dans le sanctuaire et placé des œufs couverts de vœux manuscrits dans une crypte creusée dans la synagogue. De l'autre côté d'une rue pavée, des fêtards ont chanté, mangé du couscous au poisson et bu de la liqueur de figue et de la bière dans une cour ensoleillée ornée de drapeaux tunisiens. L'événement, qui marque le grand repas de Lag Ba'omer, en l'honneur du rabbin mystique du IIe siècle, Shimon bar Yohaï, est sans nul doute une fierté tunisienne. Les festivités ont été annulées en 2011 pendant la révolution qui a chassé le dictateur Zine El-Abidine Ben Ali – un protecteur de la population juive nationale. Elles ont été rétablies par le gouvernement actuel, qui érige la communauté en symbole de stabilité. Mais les trois graves attentats qui ont touché le pays depuis début 2015, ainsi que l'infiltration du groupe terroriste Etat islamique [à la frontière libyenne] à une heure de route au sud de Djerba, suscitent des inquiétudes en matière de sécurité et nuisent gravement au tourisme. Pourtant, lors des célébrations de 2016, les participants et les observateurs ne semblaient pas le moins du monde perturbés. Les jeunes hommes veulent partir, souvent pour des raisons économiques Artisanat. Le premier jour du pèlerinage, Abdelfattah Mourou, vice-président de l'Assemblée des représentants du peuple ainsi que du parti islamique modéré Ennahda, a chaleureusement salué Haim Bittan, grand rabbin de Tunisie et habitant de Djerba, devant la synagogue de la Ghriba. “La Tunisie protège sa popula-tion juive, a déclaré Abdelfattah Mourou. Une culture unique mène au radicalisme. Une société multicul-turelle nous permet de nous accep-ter les uns les autres.” Les pèlerins ont dû se soumettre à un détecteur de métal et à des contrôles de sécurité supervisés par les forces spéciales, qui disposaient d'un véhicule militaire équipé d'une arme lourde automatique. Un hélicoptère survolait le site. Les mesures de sécurité sont très strictes depuis qu'un camion piégé a explosé en 2002 à la synagogue, faisant 21 victimes, qui étaient en majorité des touristes. Cela n'a pas empêché le gouvernement israélien de publier un avertissement quelques semaines avant les festivités pour déconseiller à ses citoyens de se rendre en Tunisie. Perez Trabelsi, âgé de 74 ans, préside le festival et affirme que la même recommandation paraît tous les ans depuis la révolution. “Il n'y a pas de réel danger, affirme-t-il. Nous sommes libres de partir, mais nous n'avons pas l'intention d'aller où que ce soit.” Pourtant, Perez Trabelsi a déplacé la tombe de son père en Israël en 2013. Ses six enfants vivent à Paris. Depuis la révolution tunisienne, une trentaine de Juifs ont quitté Djerba selon le rabbin Haïm Bittan et bien d'autres envisagent de s'installer en Israël – mais pas parce qu'ils ont peur. La synagogue de la Ghriba est construite sur des fondations qui, selon les habitants, comptent des pierres venues du pillage du temple de Salomon. A de nombreux égards, Jérusalem reste une pierre angulaire dans les esprits des Juifs de Djerba. Shiran Trabelsi, 23 ans, est institutrice de CM1 à Hara Kbira, Daniella Cheslow est une journaliste américaine, multimédia, spécialisée en politique internationale. Elle travaille notamment pour l'Associated Press, Public Radio International, les journaux McClatchy ou encore The Times de Londres. Elle publie régulièrement sur le site de Radio Free Europe/Radio Liberty, média emblématique de la guerre froide et financé par le Congrès américain pour promouvoir la liberté de l'autre côté du mur de Berlin. Depuis 1989, RFE/RL est basé à Prague. la plus grande des deux enclaves juives. Elle se rappelle de son voyage dans la ville balnéaire d'Ashkelon, en 2006, pour aller voir ses grands-parents. “C'était un autre monde, raconte-t-elle. Là-bas, il y a des arbres, tout est fleuri et luxuriant. C'est très propre. Quand je suis revenue ici, j'ai eu l'impression que la ville était terne.” Pour Shiran, les Juifs de Djerba devraient déménager en Israël en masse, mais elle concède qu'elle ne le ferait pas sans ses parents ou un futur mari. Le rabbin Haïm Bittan estime de son côté que les femmes ne doivent travailler qu'au sein de la communauté, une injonction devant restreindre leurs contacts avec le monde extérieur. Cette règle les limite à l'enseignement, la garde d'enfants, la coiffure et la couture. Yiska Mamou, une institutrice de CP âgée de 24 ans, a étudié l'économie dans un établissement public, mais comme la plupart des Juifs de Djerba, elle n'a pas fait d'études supérieures. Elle aimerait aussi déménager en Israël car après le travail “il n'y a rien à faire à part rentrer chez soi et faire le ménage”. C'est une doléance de nombreuses jeunes femmes juives, dont la présence est essentielle à la survie de la communauté – qui grandit grâce à une trentaine de naissances par an – mais qui rêvent de l'ouverture relative d' Israël. Les jeunes hommes veulent aussi partir, mais plus souvent pour des raisons économiques. Comme de nombreux hommes juifs à Djerba, Yoni Haddad travaille dans le commerce des bijoux. La communauté est connue pour ses filigranes en argent, ainsi que ses délicats colliers et coiffes en plaqué or, qui sont populaires auprès des jeunes mariées musulmanes. C'est un artisanat qui est transmis de génération en génération. Mœurs. Mais lors d'une visite récente, seuls quelques touristes russophones se promenaient dans le petit marché de Houmt Souk, une ville ouvrière qui paraît très grande à côté de Hara Kbira.Les commerçants juifs et musulmans ont accusé de graves pertes, car les touristes ont abandonné la Tunisie pour des raisons de sécurité depuis que des hommes armés affiliés au groupe Etat islamique ont ouvert le feu, pendant l'été 2015, sur la plage d'un hôtel de Sousse, dans le nord du pays – faisant 38 victimes, qui étaient pour la plupart des touristes britanniques. Yoni Haddad explique qu'il a de la famille à Jérusalem, mais qu'il hésite à quitter sa maison et son commerce à Djerba. Si la situation continue d'empirer, il envisagera néanmoins de déménager – “en Israël évidemment, c'est la destina-t i o nfin a l e ”. Yigal Palmor, porte-parole de l'Agence juive pour Israël, une organisation quasi gouvernementale qui encourage l'immigration vers Israël, affirme que “l'avenir est loin d'être brillant pour les communautés juives de tous les pays arabes, à moins que des changements radicaux ne se produisent. Même s'ils sont tolérés, je ne pense pas que les Juifs aient réellement un avenir dans ces Etats.” Il note que la population juive du Maroc – la plus importante dans le monde arabe, devant la Tunisie – est essentiellement composée de personnes âgées. Les com munautés égyptiennes, liba-naises et syriennes ne comptent plus que quelques dizaines de per-sonnes, et les Juifs ont complète-ment disparu de Libye et d'Algérie. Pour l'instant, les Juifs de Djerba préparent les jeunes à une double identité. Quand son père est mort, Yossif est allé l'enterrer à Jérusalem Un jeudi après-midi, Elinor Haddad, 16 ans, passe la serpillère dans le foyer familial avant le week-end. Son frère aîné est rentré la veille d'un voyage parrainé par Israël et Elinor porte un bracelet qu'il lui a rapporté. Elle ne pourrait pas faire ce même déplacement, explique-t-elle, car le rabbin Haïm Bittan interdit aux filles de voyager seules. Mais Israël est venu à elle. Pour éviter l'assimilation dans la société tunisienne, le lycée pour filles d'Elinor enseigne un programme israélien. Elinor parle couramment l'hébreu et l'arabe. Les mœurs israéliennes ont aussi infiltré la vie familiale. Chez les Haddad, le dîner du vendredi soir est le traditionnel couscous juif tunisien, mais le déjeuner du jeudi est une escalope de poulet panée – un repas courant en Israël qui a été importé par les immigrés juifs européens. Le jeudi soir, Elinor s'amuse avec des amis dans le vestibule de la synagogue de la Ghriba pendant que les pèlerins vont et viennent. Habituellement, elle reste avec ses amis dans une pièce close. Le pèlerinage est l'occasion de voir et d'être vue, explique-t-elle. “Si j'avais l'occasion de m'installer en Israël, j'irais, confie-t-elle. Mais ce n'est pas si mal ici.” De retour au cimetière, Yossif Sabbagh concède qu'il a aussi envisagé de partir, mais qu'il hésite en raison du coût de la vie. Quand son père est mort, Yossif est allé avec ses frères et sœurs l'enterrer à Jérusalem. Mais pour ce qui est des sépultures plus anciennes, il estime que “les ossements devraient rester dans leurs tombes”.

  • Die Angst vor dem Terror ist auch in Südtunesien spürbar. Trotz einem Grossaufgebot an Sicherheitskräften haben dieses Jahr weniger jüdische Pilger als sonst die Ghriba-Synagoge auf der Insel Djerba besucht. Die feierliche Prozession hinter dem kleinen Wagen mit der geschmückten Menora endet nach wenigen Metern an der Polizeisperre vor der Ghriba-Synagoge. Vor der Revolution ging der bunte Zug der Pilger einen Kilometer weit in das nächste Dorf Erriadh. Heute begleitet eine Eskorte von schwerbewaffneten Soldaten und schwarz gekleideten Spezialeinheiten der Polizei einige hundert Pilger auf ihrem kurzen Weg. Über der strahlend weiss getünchten Synagogen-Anlage, der ältesten im Maghreb, kreist ein Militärhelikopter. In einer Seitenstrasse stehen gepanzerte Militärfahrzeuge. Auf dem Dach wachen Mitglieder der Antiterrorbrigade mit Maschinenpistolen im Anschlag. Kurz vor Beginn der Feierlichkeiten hatte Israel seinen Staatsbürgern aus Sicherheitsgründen von einer Reise nach Djerba abgeraten. Nur knapp fünfzig Israeli sind in diesem Jahr zur Synagoge gepilgert, die der Legende nach 586 vor Christus auf einem Stein des zerstörten Tempels von Jerusalem erbaut wurde. René Trabelsi, Sohn des Rabbiners der Ghriba und Organisator der Wallfahrt, sagt: «Wir hatten grosse Sicherheitsbedenken wegen des letzten Überfalls von IS-Kämpfern auf Ben Guerdane.» Anfang März waren in Gefechten mit dem tunesischen Militär in der nur 150 Kilometer entfernten Stadt an der libyschen Grenze 28 Terroristen des IS ums Leben gekommen. Man befürchtet, dass sich die kriminelle Vereinigung nun rächen könnte. «Präsident Essebsi hat uns modernstes Gerät und die volle Unterstützung der Sicherheitskräfte versprochen», erklärt Trabelsi stolz. Essebsi habe seinem Vater in einer Audienz gesagt, dass der tunesische Staat aus Solidarität mit seiner jüdischen Gemeinde nicht das geringste Risiko eingehen wolle, führt Trabelsi aus. Zweitausend Sicherheitskräfte machen aus Djerba in dieser Woche einen Hochsicherheitstrakt im Mittelmeer. Dennoch haben sich weniger Pilger nach Djerba getraut als in den Vorjahren. Die Organisatoren sprechen von 600 ausländischen Besuchern und mehr als 1000 tunesischen Juden. Auch mehrere hundert muslimische Inselbewohner haben das religiöse Volksfest mitgefeiert. Vor der Revolution war ihnen der Zugang zum Gelände staatlicherseits verboten. «Die jüdische Gemeinde in Tunesien ist am Ende», sagt Dov Zerah, gebürtiger Tunesier und Mitglied des französischen Rechnungshofes, der seiner Mutter vor fünfzig Jahren versprach, einmal zur Ghriba zu pilgern. Bis in die sechziger Jahre gab es mehr als 100 000 Juden in Tunesien, von denen viele nach dem Sechstagekrieg 1967 nach Israel oder Frankreich auswanderten. Heute wohnen nur noch knapp 3000 Juden in Tunesien, die meisten von ihnen auf Djerba. Hier leben sie seit Jahrhunderten friedlich mit Muslimen und den wenigen Christen zusammen. Hara Kbira heisst das jüdische Stadtviertel der Inselhauptstadt Houmt Souk. Wer es betreten will, muss sich bei der Polizeisperre anmelden, wo ein halbes Dutzend Soldaten mit Maschinenpistolen und Schutzwesten in der prallen Sonne steht. In dem kleinen Viertel gibt es elf Synagogen und eine jüdische Schule. Auf die frisch geweisselten Häuserwände sind blaue Fische und siebenarmige Leuchter gemalt. Der Grossrabbiner von Tunis, Haim Bittan, sitzt in seinem winzigen Kurzwarenladen hinter der Theke. Einer Frau die Hand und Interviews geben will er nicht. Er murmelt nur in seinen grauen Bart: «Dieses Jahr sind wir nicht viele.» In Hara Kbira tragen die jüdischen Frauen Zöpfe und dreieckige Kopftücher, die Männer das traditionelle tunesische Gewand mit Stickereien und die Chechia, den roten Filzhut, mit kürzerem Rand als bei der sonst gleichen Ausführung auf dem Haupt ihrer muslimischen Nachbarn. Zwei Knaben mit Kippa kommen in der Mittagshitze aus der Schule, grüssen mit «Salem» und «Shalom» und kaufen im arabischen Mini-Supermarkt klebrige Süssigkeiten. Gegenüber ist der Versammlungsraum einer religiösen Organisation, die der islamdemokratischen Nahda nahe steht. Youssef Wazan, Vorsteher der jüdischen Gemeinde von Djerba, sagt: «Uns geht es jetzt besser als unter der Diktatur, denn wir haben die Freiheit.» Ausserdem habe die Regierung mit den Stimmen der Islamisten die Alkoholsteuer gesenkt und damit den traditionellen jüdischen Feigenschnaps Boukha billiger gemacht. Boukha fliesst reichlich in der Ghriba-Synagoge, wenn die Pilger ihre Wünsche auf die Schale eines rohen Eies geschrieben haben, das sie in einer von zahllosen Kerzen erleuchteten Grotte niederlegen. Der Legende nach tat eine schöne, unbekannte Frau – «Ghriba», auf Arabisch «die Erstaunliche» – hier Wunder. Fast ein Wunder ist auch, dass ein ranghoher Vertreter der Nahda, Mitgründer Scheich Abdelfattah Mourou, zur Eröffnung der Wallfahrt gekommen ist. Mourou ruft der begeisterten Menge zu: «Wir sind eine Nation. Unsere Unterschiede sind unser Reichtum.»

  • Il a fait pousser «Oguzkent», le plus grand palace d’Asie centrale qui se trouve à Ashgabad en Turkménistan. Son architecture se trouve aussi à Cuba et en Iran. Ajmi Mimita est aussi le concepteur du btiment de l’Alecso en Tunisie, de Dar Chraïet, du thétre en plein air de Djerba, et de l’Insat ainsi que de l’Iset de Djerba, nominé pour le prix Aghakhan. Il a bien voulu nous accorder cet entretien. Vous êtes très attaché à l’architecture traditionnelle de la Tunisie... Effectivement, dans notre pays, chaque région possède son architecture spécifique, c’est vous dire que nos ancêtres nous ont laissé un patrimoine inestimable, un patrimoine d’une grande valeur culturelle. Je me rapelle qu’un jour j’étais invité pour faire une conférence à Washington dans le cadre d’un congrès sur l’architecture en 1987. Quand j’ai présenté les diapositives de notre architecture ancestrale j’avoue que tout en étant fier j’étais curieux de voir les réactions de l’assistance. J’attendais ce qu’allaient dire ces gens qui ont des gratte-ciel de notre architecture. A la fin de cette conférence, ils m’ont dit une phrase que je n’oublierai jamais : «Nous vous félicitons parce que vous êtes en train de protéger et de défendre ce patrimoine culturel qui constitue un trésor qui n’appartient pas uniquement aux Tunisiens mais aussi à l’humanité toute entière». En fait, notre patrimoine est plein de symboles que nous ne voyons pas souvent: paix, esthétique, fonctionnalité… Moralité : nous devons être fiers de notre patrimoine. Je ne dis pas qu’il faut le copier bêtement ! Mais quand un architecte est sur le point de créer un btiment ou une œuvre, il doit penser à enrichir ce patrimoine par la création et non pas à le défigurer... Je porte encore le souvenir de ma première semaine d’études en architecture à Paris. A l’époque, le patron, c’est ainsi qu’on appelait notre professeur, avait accroché une pancarte dans la salle de cours. Sur cette pancarte, il yavait la citation du grand architecte japonais Kenzo Tangui. Pour ce grand maître, tout architecte qui n’est pas dans la création est à côté de la plaque. La citation est la suivante «Seuls ceux qui se retournent vers l’avenir respectent la tradition. Ceci ne veut pas dire qu’il faut copier aveuglément cette tradition, ni faire de croquis qui sortent de l’ordinaire mais une prise de conscience que la tche la plus vitale de l’artiste ou de l’architecte est la création pour élever à la fois le passé et l’avenir». Cette citation gravée dans ma mémoire jusqu’à aujourd’hui, m’a beaucoup motivé. Pour moi notre architecture traditionnelle m’a appris qu’il faut toujours créer pour innover et enrichir ce qu’on possède. Vous êtes aussi un architecte militant qui essaie de sauver ce qu’il peut des arbres comme c’est le cas du projet de l’Insat (Institut national des sciences appliqués et de technologies). Le projet de l’Insat devait se réaliser sur un terrain de 10 hectares. C’était un concours international. Mais sur le terrain qu’on nous a donné il yavait beaucoup d’oliviers. Plusieurs plans proposaient de déraciner ces oliviers pour implanter l’institut qui fait 100.000 mètres carres couverts. On était les seuls à avoir protégé cette oliveraie. On a, en fait, créé une promenade à travers les oliviers parce que les étudiants,en sortant de leurs amphithétres, ont besoin de se retrouver en communion avec ces arbres qui font partie de notre culture et qui existent même dans nos contes traditionnels. Pour moi la végétation est un élément qu’il faut absolument respecter. Il m’est arrivé de concevoir spécialement des plans pour ne pas détruire un bouquet de palmiers par exemple et de le mettre en valeur quitte à perdre quelques espaces. L’architecte doit se battre aussi pour ses convictions. Personnellement, je ne suis pas un tueur de végétation... Le thétre de plein air de Djerba est aussi une trace de ce combat que vous menez pour sauver le patrimoine ? En fait, c’est un thétre qui date du XVe siècle et qui se trouve à Houmt Souk à Borj Ghazi Mustapha. C’est un monument d’une grande valeur internationale. Un jour, j’ai appris qu’il allait être défiguré par des constructions d’hôtels et de villas qui vont profiter de la vue tout en l’entourant par du béton. J ‘ai longtemps bataillé pour trouver une solution. Je suis allé voir le ministre du Tourisme auprès duquel j’ai insisté en proposant une belle esplanade devant ce monument pour faire des spectacles son et lumière, jouer des pièces de thétre, donner de l’espace à la culture enfin! Le concept était de ne pas toucher à la construction ancienne mais de la mettre en valeur par cette esplanade tout en barrant la route à toute personne qui veut défigurer ces lieux, quelle que soit sa puissance ou ses connaissances. J’ai fini par avoir gain de cause et cet espace est aujourd’hui en train de jouer un rôle important non seulement pour l’île de Djerba mais aussi pour toute la Tunisie. Djerba est une île architecturalement très particulière, vous y êtes né et grandi vous pensez que cela a eu des influences sur vos choix ? Effectivement, j’étais très marqué dès mon jeune ge par cet univers et cette architecture qui me permettaient d’être tout le temps en communion avec l’espace, la végétation et le ciel bleu quand je lisais des livres dans le «houch»... Je peux dire que j’ai eu la chance de naître à Djerba, puisque la sculpture et l’art sont partout... L’habitat djerbien ainsi que les mosquées sont en eux-mêmes une sculpture. Pour tout vous dire, Djerba m’a marqué par sa simplicité et j’ai toujours conseillé à mes étudiants de faire des choses épurées et simples. On dit que lorsqu’on simplifie la vie on l’enrichit... J’y crois beaucoup... Mais c’est très difficile d’être simple. Aujourd’hui, l’île de Djerba est en train d’être défigurée par des constructions très modernes et peu respectueuses de l’me de cette île... De nature, je ne suis pas pessimiste mais aussi je ne suis pas très optimiste. Je préfère être réaliste. L’île de Djerba est un vrai bijou architectural. Malheureusement, nous sommes tous responsables de ce qui arrive là-bas... Par curiosité, j’ai assisté à quelques commissions qui accordent des autorisations à des projets qui n’ont pas de qualités architecturales ou urbanistiques. Je pose alors la question et on me répond que les gens ont respecté «le retrait», le «cos» et ils se mettent à me répondre avec des termes techniques. Oui, mais où est l’esthétique ? Où est l’harmonie ? Qu’est -ce qui va enrichir le patrimoine ? Et cela continue...! A Djerba aujourd’hui il ya des façades en murs rideaux c’est-à-dire des façades entièrement couvertes par des vitres. Vous imaginez une façade en verre dans une île pleine de soleil ? J’en appelle à votre intelligence ! Djerba est en passe de perdre son me ! Nos ancêtres étaient plus intelligents que nous, ils ont laissé un patrimoine et nous qu’est-ce qu’on va laisser à nos futurs enfants? J’espère que la société civile bougera pour défendre ce patrimoine. Vous pensez que la crise réside dans le manque d’imagination ? A mon avis, il ya une crise de conception doublée d’une crise de création. Mais le drame réside aussi dans la formation qui va des écoles et des lycées jusqu’aux écoles d’architecture. Je suis fier de nos jeunes étudiants malheureusement il ya des gens qui ont intérêt à se recycler. Il leur manque une formation faite par des gens compétents et qui intègrent une grande dimension humaine et esthétique à ce qu’ils enseignent. J’en profite pour dire que je ne suis pas d’accord pour ce qui est du système d’orientation qui oriente les étudiants selon leurs notes et pas selon leur sensibilité et le métier qu’il voudraient faire et où ils se sentiraient bien. C’est pour cela que je dis que la formation en Tunisie manque de dimension humaine. Certaines constructions tunisiennes sont de mauvais goût... Même les maisons privées par quoi expliquez vous cela?... Vous savez, le goût n’est pas seulement une question d’éducation mais de culture. Il ya des choses que nous devons apprendre à nos enfants dès leur jeune ge... Dans certaines écoles canadiennes on apprend aux enfants à respecter l’horaire par des symboles sur leur carnets : des fleurs pour celui qui vient à l’heure et des singes pour celui qui vient en retard. La fille d’un ami tunisien qui travaille au Canada et qui accompagne sa fille à l’école,le matin a remarqué que son carnet était plein de singes. Dépitée la petite Tunisienne est allée voir son père et lui a dit : «Papa, demain c’est moi qui te réveille à cinq heures du matin… comme ça je serai à l’heure»… Il faut travailler sur les nouvelles générations… La culture du goût, la culture de la ponctualité, la culture du travail qu’on a malheureusement perdue… Tout cela fonctionne ensemble.. Il faut beaucoup de réformes et d’encadrement pour remettre tout cela sur pied. On doit aussi apprendre à travailler en équipe et à partager des idées à s’écouter mutuellement. Personnellement, si j’ai réussi des projets, c’est grce aussi à mes équipes. Votre dernière œuvre est le siège de l’Alecso... Il ya eu beaucoup de propositions pour ce programme. Personnellement quand j’ai proposé ce projet j’ai fait une rue culturelle centrale qui traverse tout le btiment. Ce n’était pas dans le programme mais j’ai tenu à l’y inscrire. Ça a été contesté par le jury. L’architecte aussi doit se battre pour ses idées si elles sont bonnes! En fait j’ai proposé cette rue pour que l’Alecso ne soit pas uniquement un ensemble de bureaux mais aussi un centre culturel où les artistes peuvent exposer leurs œuvres pour qu’il yait un espace pour les activités culturelles au sein de ce btiment. J’ai été très touché quand j’ai vu cette rue abriter une exposition de dessins d’enfants de différents pays du monde arabe. Il ya beaucoup de transparence dans ce btiment et avec Nja Mahdaoui j’ai fait de la Calligraphie entre les deux verres pour qu’on puisse voir l’art de l’écriture arabe sur un btiment qui représente l’art, la culture et les sciences arabes. Qu’est-ce qui vous inspire et vous pousse à créer des projets à succès ? En toute modestie, j’aime rendre les gens heureux et c’est la seule chose qui m’inspire. Je souhaite tout le temps accomplir cette mission, car quelle que soit la profession qu’on fait, si on la fait avec le cœur, avec amour, nous sommes capables de rendre les gens heureux. Je le dis souvent à mes étudiants : pour réussir, il faut aimer son travail et il ne faut jamais tricher. Si un architecte est malhonnête son travail le sera aussi et il n’y a pas de choses plus visible qu’une architecture. Je fais toujours cette comparaison avec les médecins avec tout le respect que je leur doit : un médecin peut enterrer ses erreurs mais l’architecte non, car ces erreurs sont là devant tout le monde dans la rue et pour très longtemps. Vous pensez que l’urbanisme peut rendre les gens heureux ? Un vrai urbanisme et une vraie architecture humainement bien sentis et bien réfléchis contribuent à rendre les gens heureux... Nous sommes l’espace dans lequel nous vivons. Il ya des espaces qui nous abritent et des espaces qui nous rejettent. J’espère que nos étudiants comprendront que ce n’est pas seulement un métier que nous faisons mais aussi une mission pour laquelle il faut acquérir beaucoup de culture dans ce qu’elle a de plus extraordinairement humain.

  • La Sonede (Société nationale d'exploitation et de distribution des eaux) devrait bientôt préqualifier les candidats à la réalisation d'une station de dessalement à Zarat, à 30 km au sud de Gabès, d'une capacité initiale de 50 000 m3/jour. Le groupe public réactive ainsi un projet présenté pour la première fois aux bailleurs de fonds en 2009. Il prévoit désormais d'exploiter directement cette unité, alors que le plan originel prévoyait une mise en concession. A l'époque, Sakher el-Materi, gendre du (désormais ex-) président Ben Ali, lorgnait ce contrat, après avoir obtenu, avec l'espagnol Befesa, la concession de l'unité de dessalement de Djerba, projet interrompu par la révolution. La construction de la station de Zarat sera financée par la banque de développement allemande KfW, qui a déjà subventionné celle de Mareth. Cette dernière, également située près de Gabès mais d'une capacité de 5 000 m3/jour seulement, a été inaugurée fin 2015. KfW avait aussi débloqué en 2013 60 millions d'euros pour relancer le chantier de l'unité de Djerba, confié en 2014 aux espagnols GS Inima Environment et FCC Aqualia.

  • La station d'épuration Djerba Ajim dont les travaux de réalisation ont pris plusieurs années de retard, entrera en exploitation mi-avril courant. Réalisée moyennant une enveloppe de 60 millions de dinars, cette nouvelle station permettra le raccordement de 25 mille habitants au réseau d'assainissement.Ce projet portera à quatre le nombre des stations d'épuration dans l'île de Djerba dont trois anciennes seront rénovées à travers la mobilisation de 9 millions de dinars. Ces stations sont situées à Aghir, Sidi Mehrez et Houmet Souk.

  • Leaders : Lettre à mes amis concitoyens de Djerba, J'ose espérer que vous allez bien malgré la chaleur estivale et les détritus qui vous entourent. C'est

  • Une marche de protestation est prévue le dimanche 6 juillet à Djerba, l'île qui suffoque sous les ordures au vu et su des autorités qui ne font rien pour protéger l'environnement.

  • انزل الستار على الدورة 13 لملتقى البشير التليلي للتاريخ تحت عنوان من «أعلام جربة : المنشأ والاشعاع» الذي انتظم هذه السنة بإشراف دار الثقافة البشير التليلي بميدون ببرمجة ثرية ومتنوعة شملت على أكثر من 15 مداخلة موزعة على 4 جلسات علمية لأساتذة وخبراء وباحثين من داخل جزيرة جربة وخارجها منها مداخلة الأستاذ منصف بربو حول دلالات الأسماء الرمزية لبعض المعالم الدينية ومداخلة الأستاذ بشير بن غازي بعنوان مقاربة تاريخية لمخطوط بن تعاريت ومداخلة الباحث الصادق بن عمران تحت عنوان أوليس في جربة بين الأسطورة والواقع بالإضافة لمداخلة حول علماء بوستة المحشي للأستاذ الشيخ ساسي بن يحيى ومداخلة حول جماعة غار مجماج للأستاذ فرحات الجعبيري ومداخلة بعنوان الأستاذ حسونة بن عياد : الدكتور والانسان للدكتور الهادي بن معيز علاوة على عدة مداخلات أخرى قيمة كمداخلة الأستاذ عبد السلام بن حميدة حول المؤرخ البشير التليلي والكتابة الجامعية لتاريخ تونس ومداخلة الأستاذ ابراهيم السعداوي القياد المؤسسون لسلالة بن عياد اضافة إلى مداخلة بعنوان الشيخ سالم بن يعقوب حياة رجل وتجربة جيل للأستاذ علي البوجديدي والمناضل عياد ربانة : الثورة الاقتصادية في خدمة القضية الوطنية تحت اشراف الأستاذ عمار السوفي هذا وقد التأمت أغلب الندوات وسط حضور جماهيري مكثف تجاوز الدورات السابقة..

Last update: 4/28/26, 8:04 AM (UTC)

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