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The slave trade was a complex economic and political system closely connected to Omani influence along the East African coast, where Zanzibar became a major center for exporting enslaved people and employing them in the clove plantations that formed the backbone of the economy at the time. The Omani presence contributed to organizing this trade and developing its structure, making it an important source of wealth and power. In contrast, Britain and France approached the slave trade from purely colonial perspectives: Britain sought to use the slogan of "combating slavery" to expand its maritime and political influence, while France aimed to protect the interests of its agricultural colonies that depended on enslaved labor. As the rivalry between the two European powers intensified, the issue of slavery turned into a tool of political and economic pressure on the rulers of Zanzibar. Despite the treaties and imposed restrictions, the trade continued through covert methods, including smuggling and the use of foreign flags, until the late nineteenth century.
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Vaste question que celle des sources relatives à la colonisation belge en Afrique ! Alors que chercheurs et société civile réclament un (meilleur) accès aux « archives coloniales », il n’existait jusqu’ici aucun outil permettant d’identifier et de localiser toutes les sources disponibles en Belgique. Pourtant, ce sont près de 20 kilomètres linéaires d’archives relatives à la colonisation qui reposent dans plus de 80 institutions de conservation en Belgique. La rédaction du « Guide des sources de l’histoire de la colonisation (belge) » constitue donc une avancée cruciale dans l’identification et la description des archives relatives à l’État indépendant du Congo (1885-1908), au Congo belge (1908-1960) et au Ruanda-Urundi ([1916] 1923-1962) : archives produites par les souverains et les différents gouvernements, par les hommes et femmes politiques, par l’administration coloniale, par les entreprises, les missions religieuses, les universités, les fondations, le monde associatif et culturel et tous les autres acteurs de cette histoire dont les Africains bien évidemment. Sorte de GPS des archives coloniales, ce guide permet pour la première fois au citoyen et au chercheur, peu importe le continent sur lequel il vit, de savoir précisément qui conserve quoi sur le territoire belge. Il répond à une triple nécessité : scientifique, sociétale et mémorielle. Riche de plus de 1500 notices pour près de 2300 pages, cette publication propose une description sommaire et une remise en contexte de tous les fonds et collections d’archives coloniales conservés en Belgique, leur intérêt pour la recherche, leurs liens avec d’autres fonds et collections, etc. Une large et indispensable introduction replace les archives relatives à la colonisation belge dans le débat international et pose les questions très sensibles du partage de patrimoine, du retour des archives en Afrique et de la construction de la mémoire. Le guide est également accompagné d’un bilan historiographique fouillé, de pistes permettant de repérer les sources relatives à la colonisation belge conservées à l’étranger ou encore d’un cahier de plusieurs centaines d’illustrations qui souligne l’intérêt et la nécessité d’élargir les champs de la recherche aux sources iconographiques.
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The social changes that have occurred in the lives of slaves in Oman, a cultural study particularly about the conceptual situation and its impact on the social status of slaves, which continued even after the complete prohibition of the slave trade and the adoption of the Basic Law, present a problem for this research on slavery in Oman. The aim of this research is to shed light on the history of slaves as a practice and its impact on humanity and on the Omani society. The problem of research is the social transformation of slaves, especially after the prohibition of this slave trade, but it is practiced in a different sense until the present in certain places. The historical and descriptive analytical approach was followed in this study to reach the results. The Omani view of slaves after the liberation processes, both in the heart of Islam and after the international conventions that approved the principle of equality, the prohibition contributed to the formation of classes that had the role and the supreme illusion of the Renaissance of Oman that the Arab view of slaves, especially African, was undesirable, thus leading to conflicts in society to this day.
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Cet article traite de l’esclavage et du genre dans la fiction contemporaine omanaise écrite par des femmes. Face au vide historiographique et anthropologique sur l’esclavage légal dans la péninsule Arabique, la littérature nourrie par la mémoire permet d’aborder cette question. Elle rend visible des subjectivités d’esclavisé·es ou de leurs descendant·es absentes des récits dominants. Dépassant les polémiques sur l’usage de la production littéraire dans les sciences sociales, l’article considère la littérature comme un point d’entrée anthropologique, politique et économique apte à éclairer les situations concrètes de l’esclavage et du post-esclavage dans la société contemporaine omanaise. Il souligne tout particulièrement les tensions entre l’écriture mémorielle de l’esclavage et les positions de pouvoir et de genre des écrivaines. Il analyse ainsi une double subjectivité : celle des protagonistes femmes dans le roman et celle des romancières. Deux principaux romans omanais examinent l’esclavage dans la sphère intime et privée de la famille, du mariage et de la sexualité : Sayyidāt al Qamar (Les Corps célestes) de Jokha Alharthi et Al ashyā’ layssat fi amākiniha (Things are not in their place) de Huda Hamed (Al Jahouri). Le premier roman aborde frontalement l’esclavage et la traite omanaise qui s’étendait des côtes d’Afrique orientale jusqu’au Baloutchistan ; la concubine Zarifa étant l’un des principaux personnages. Le second roman raconte l’évitement matrimonial entre Amal, une baysara (métissée) et Mohsin, un « Arabe » issu d’une tribu « noble » et « pure ». Dans les deux romans, la question de la race, du genre et de l’origine généalogique s’inscrit au cœur des pratiques matrimoniales, sexuelles et familiales.L’article s’appuie sur une enquête de terrain menée au sultanat d’Oman en février 2023. Des entretiens en langue arabe ont été conduits avec les deux romancières Jokha Alharthi et Huda Hamed, afin de recueillir leurs discours et leurs perceptions sur le passé colonial, sur l’esclavage et son héritage, sur le rôle de la littérature, sur la réception de leur œuvre par le public local et international ainsi que sur les sources utilisées dans leur production littéraire. D’autres entretiens ont été menés avec des personnalités littéraires, académiques, et des représentants officiels.Dans la première partie de cet article, le roman contemporain est traité comme un matériau permettant de saisir les transformations sociétales dans le sultanat d’Oman en contexte d’esclavage et de post-esclavage, dans une perspective intersectionnelle. En premier lieu, cette partie met en lumière les multiples formes de domination au sein de l’institution du concubinage, soulignant la notion de propriété légale de l’esclave (milk) dans la loi musulmane. Elle montre le cycle de violences sexuelles exercées sur le corps de l’esclave-femme ainsi que les relations complexes entre maître et concubine où se mêlent abus, affection et domination. Elle témoigne aussi des relations prohibées entre la maîtresse et son esclave. Cette première partie indique également comment le roman permet d’évoquer les expériences de genre différenciées parmi les esclaves eux-mêmes, entre les esclaves né·es dans la maison du maître et les esclaves capturé·es qui se remémorent le « voyage ». Une telle distinction informe sur le sentiment d’appartenance à la nation : la loyauté nationale semble plus forte parmi les esclaves né·es dans la maison du maître, notamment les femmes, qu’au sein de la génération capturée, surtout masculine, bien plus rebelle. Le roman contemporain omanais donne l’opportunité, en troisième lieu, de décrire les pratiques post-esclavagistes au sein du mariage, un lieu de reproduction des hiérarchies sociales et raciales. Il évoque le thème des évitements matrimoniaux qui exprime des subjectivités féminines où s’entrecroisent race, genre et lignée. Prenant le cas des bayāsir (métissé.es), le roman omanais révèle que la discrimination ne relève pas de la couleur de peau mais de la généalogie. Si ces romans rendent visibles des trajectoires et des expériences d’esclavisé·es, le positionnement des romancières peut sembler paternaliste, les femmes noires étant souvent associées aux stéréotypes liés à la prostitution et à l’impossibilité pour elles de former une famille stable.La deuxième partie de l’article aborde les modes de narration, les positionnements des romancières omanaises, et la réception controversée de l’œuvre littéraire évoquant l’esclavage. Elle traite des subjectivités et des sources utilisées par les romancières. La place attribuée à l’histoire orale et aux archives dans la construction romanesque est centrale dans l’écriture féminine et mémorielle sur l’esclavage. Des subjectivités racialisées sont également évoquées. À l’inverse des black feminists afro-américaines qui ont écrit des neo-slave narratives, les romancières omanaises ne sont pas issues de communautés afro-arabes descendantes d’esclaves ; elles appartiennent à la classe dominante et « blanche ». Si ces romancières sont accusées de faire le jeu du colonialisme, on leur reproche également d’être son relais. Des attaques féroces ont fusé après l’attribution de prix littéraires (comme celui du Man Booker International Prize 2019 pour Sayyidāt al Qamar de Jokha Alharthi) et la traduction de leur œuvre. Pour les « conservateurs », ces romans montraient les Omanais sous l’angle des colonisateurs ou des esclavagistes. Ainsi, la traduction de ces œuvres a produit des discours locaux autour de l’esclavage et a soulevé de nombreuses polémiques à propos de la mémoire coloniale. Cette fictionnalité vient combler un silence institutionnel, les autorités évitant d’engager un débat national sur l’esclavage qui pourrait nuire à l’image internationale du pays. Au-delà d’un récit national homogène, la fiction contemporaine, essentiellement écrite par des femmes, permet donc de rendre visible l’esclavage dans la péninsule Arabique. Dépassant des visions sur l’esclavage oriental « doux » et « bienveillant », cet article cherche à inscrire celui-ci dans les études sur les histoires globales de l’esclavage.
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The volume comprises correspondence and other papers relating to competing British and French interests in Muscat and Oman at the beginning of the twentieth century. The principal point of contention between British officials, represented by Percy Cox (Muscat Political Agent 1899-1903), was the use of the French flag by Omani vessels, permitted by the French Vice-Consul to Muscat, and regarded by the British as being exploited by the region's slave traders as a means of avoiding interference by British ships. Items of note include a letter from Cox to the Political Resident (Charles Kemball), dated 2 January 1902, discussing relations since 1891 between the Sultan of Muscat and British and French officials, the abuse of the French flag in the town, and the need for diplomatic negotiations between Britain, France and the Sultan to resolve the situation (folios 1F-37). Enclosed with Cox's letter is an eyewitness account (from a British Indian subject residing in Soor [Sur]) of slave trading activity in the town during 1901 (folios 31-35). The file also includes a letter from Cox to his French counterpart (Roger Laronce), dated February 1902, explaining that the Sultan protests at what he describes as the French Government's claims to exercise jurisdiction in Muscat territory over Omani subjects (folios 70-71), and Laronce's reply (folion 73); and a report of a tour of the Muscat coast aboard HMS "Amphritite" by Cox (folios 120-22) and Charles Windham, the "Amphritites's" captain (folios 147-49). Reference is made in a number of pieces of correspondence to a confrontation between Arab slave traders and the Portuguese in Mozambique on 18 March 1902 (folios 117-118, and 140-141). In May 1903 Cox writes to the Political Resident, informing him that he has received information from the British Vice-Consul at Mozambique, of around 100 inhabitants of Muscat and Sur being captured and killed in the confrontation (folios 178-180). Cox uses this incident to repeat his recommendation that a British Agent be installed at Sur (folios 145b-145d). Arrangements are also made to loan the Sultan of Muscat funds to enable him to buy his own steamer (folios 123-127), which Cox hopes will encourage the Sultan to take responsibility for his coast, and in particular Sur (folios 135-138). A blueprint of the steamer acquired for the Sultan is included in the file (foldout plan, folio 169).
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L’épisode de la lutte contre la traite dans le golfe Arabo-Persique constitue un moment important dans l’histoire de l’impérialisme de Londres et des Indes dans cette zone de l’Empire. Cet article s’attache à éclairer comment, alors que la Grande-Bretagne est devenue depuis la fin du XVIIIe siècle une puissance abolitionniste globale, le golfe fut à partir des années 1820-1830 le théâtre du combat de Londres et du Gouvernement des Indes contre le trafic d’êtres humains. Mais il est aussi montré comment en associant les puissances régionales à cette lutte, Londres et le gouvernement anglo-indien utilisèrent le « prétexte » de la traite, qu’ils combattirent avec des « outils » pluriels, traités signés avec les sheiks et certaines puissances politiques, comme le shah de Perse, patrouilles de navires-, pour accroître leur domination sur l’espace du Golfe.
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Sur la base du vaste corpus des archives britanniques, cet article étudie la construction d’un « espace-réseau » de la traite des esclaves aux intégrations économiques variées, centré sur le Golfe, la mer d’Oman et le Nord de l’Océan Indien, et fondé sur la ramification complexe des routes d’approvisionnement des esclaves. Les zones fournissant les travailleurs captifs, la diversité des marchés acheteurs, de l’Empire ottoman et ses harems aux sociétés de la Péninsule arabique, sont mises en valeur, ainsi que la « profondeur » spatiale de ce système économique régional. Cette étude adopte, par ailleurs, un point de vue original sur l’action des Britanniques : les Anglais, en signant des traités avec les puissances régionales de l’espace – la Perse, l’Empire ottoman, les Pachas indépendants d’Égypte, le Sultan omanais ou encore les shaikhs de la « Côte de la Trêve » – ont peu à peu bâti un territoire politique transnational « normé » par ces mêmes accords, et « policé » par les patrouilles de l’Indian Navy et de la Royal Navy.
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