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Par Lotfi Jeriri La presse écrite en Tunisie vit depuis la Révolution en difficulté. On dirait que la liberté d’expression au lieu de l’épanouir l’a é...
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Il y a cinquante ans, le Président Bourguiba prononça à Carthage un discours-programme consacré au sud tunisien. Le pays sortait à peine de ses crises...
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Me Med Salah El Meddeb n’est plus. Une attaque cérébrale a fini par l’emporter au bout d’une vingtaine de jours malgré les soins intensifs qui lui ont été prodigués à Sfax, puis à Tunis. Doyen des avocats djerbiens de la génération des grands du métier, il fut le premier en 1977 à ouvrir son cabinet dans son île natale. Il était jeune, beau, fraîchement marié à une belle créature, d’une disponibilité légendaire et rempli d’ardeur pour participer à la promotion de cette île bénie des Dieux. Aussi, il s’est impliqué volontiers dans diverses associations et autres espaces de réflexion et de travail. Avec lui, j’ai eu à faire ma première interview de journaliste débutant, correspondant à l’époque de «la Gazette du sud». Lui, il était déjà Président de l’ASD. Ce dont je me rappellerai toute ma vie, c’est cette formule, qu'il a utilisée au cours de l'entretien et qui jusqu’à aujourd’hui quand je l’insère dans mes écrits Me Meddeb me vient à l’esprit, celle qui dit «sinon... du moins...». Mais ce qui me lia d’amitié avec Me Meddeb toute sa vie, une amitié empreinte de sincérité et de respect mutuel, était son soutien inconditionnel à mon journal depuis ses débuts. Il avait cru en mon ambition et il l’a soutenue. Non seulement, mais il s’était porté volontaire Avocat du journal. Dans sept affaires portées à la justice contre «Al-Jazira» pour diffamation, Me Med Salah El Meddeb était toujours là devant les tribunaux pour défendre le journal qui, à chaque fois, était acquitté. Face au conseil de l'ordre régional des médecins de libre pratique qui, en 1994, avait porté plainte contre le journal, Me Meddeb avait prononcé l’une de ces plaidoiries dignes d’être enseignées aujourd’hui, pas seulement à la Faculté de Droit, mais aussi à l’IPSI tellement elle était complète des points de vue juridique, déontologique et moral. Dans trois affaires j’ai du me présenter devant le juge à Médenine. Fort de ses convictions, connaisseur et respectueux des lois en vigueur, il a crié un soir de novembre 1988 son indignation face au Président du tribunal présidant la séance qu’une affaire aussi insignifiante soit portée devant la justice. (Il s’agissait d’une plainte pour diffamation portée par le syndicat des boulangers de la région suite à un article publié dans le journal demandant à plus de vigilance en matière de d'hygiène et propreté).
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L’éductour organisé par l’ONTT (Office national du tourisme tunisien) et quelques fleurons du tourisme djerbien pour PEGAS, le géant russe en Tour Opé...
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Il est né le 10 janvier 1929 à Djerba-même où son grand-père Sakilaris avait choisi depuis la fin du 19è siècle de s’installer. Son père Jean Kindynis devait prendre la relève dès les années vingt et perpétuer la réussite d’une entreprise florissante en matière de pêche et de commerce des éponges. Avec lui toute une communauté de pêcheurs et de scaphandriers grecs vint s’installer sur l’île du Lotos. Ayant déjà acquis un grand terrain en face du vieux port, le grand-père avait prévu très tôt que l’avenir de sa petite famille ne pouvait mieux se dessiner autre part ailleurs que sur cette île qu’il avait aimée. Son fils vint le rejoindre pour apporter sa pierre à l’édifice. Il construisit un grand dépôt, et sur le rivage proche un grand bassin pour le lavage et le séchage des éponges avant de les nettoyer et les exporter par sacs de 10 kg à ses clients en Europe. Le petit Laris vécut une enfance heureuse étant fils unique de parents amoureux qui lui fournirent tous les moyens d’une enfance sereine remplie de joie et de bonheur. De sa mère, il hérita l’amour de la musique, et de son père la rigueur et les qualités immuables de tout homme digne, respectueux des valeurs humaines et imprégné de l’ambiance qui l’entoure tout en couleurs naturelles humainement riche et féconde.
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La «Gazette du Sud» fut pour moi une charmante découverte. Outre la richesse de son contenu, par ailleurs très bien écrit, l’agencement de ses rubriques, la diversité des thèmes, j’ai bien aimé «la qualité» de son impression qui dénote, en plus de son papier et de son format pas du tout conventionnel, d’un journal à moyens limités. Je l’ai to de go aimé, adopté et «senti». Et puis il disait clairement qu’il était d’obédience régionale, autrement limité dans l’espace. Sauf que cet espace englobait aussi Djerba. J’y ai trouvé des informations sur Gabès, Gafsa, Tozeur, Médenine et... Djerba. Et cela m’avait tout de suite séduit.
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Ce soir, par hasard, je suis passé par la rue Jamâa Echikh, c'est son nom, à Homet-Souk, à l’île de Djerba. Elle se trouve, comme vous le savez (bien...
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Depuis plus de 4 ans Djerba Scoop «sévit» sur l’île de Djerba. Une page sur Facebook tenue par une équipe... de «journalistes» s’active à vous faire parvenir «dans les délais» (puisque s’agissant de «scoops») des informations sur l’actualité insulaire, les manifestations qui s’y tiennent, les nouvelles installations commerciales, sportives, culturelles etc.. Pas un restaurant, un magasin, un café, un espace de remise en forme, un garage de réparation, un institut de nutrition n’est épargné. Les informations, les vraies viennent en deuxième position dans le «devoir» d’informer chez l’équipe Djerba Scoop. En premier, c’est l’argent, la Pub. Si les médecins et autres pharmaciens n’étaient pas tenus par des règles strictes en matière de publicité, vous auriez lu des annonces concernant l’ouverture d’un cabinet médical ou d’une pharmacie dans le fil d’actualité sur cette page facebook intitulée Djerba Scoop. Qui n’est, je le répète qu’une page facebook. Si pour le commun des facebookers une page facebook est un espace de réflexion, d’échange, elle est pour l’équipe Djerba Scoop, devenue un espace juteux de gain illicite, d’escroquerie et de chantage. Avec un capital humain consistant (six ou sept), l’équipe Djerba Scoop se départage les taches suite à des briefings dignes d’une institution journalistique des temps modernes: «toi tu vas demain à telle assemblée générale, toi c’est à l’inauguration du nouveau magasin machin que tu assisteras muni de ton caméscope, quant à toi tu fais un reportage photos sur le nouveau salon de thé à l’entrée d’El Hara, le prix est déjà négocié, et puis toi, tu n’oublies pas avant de partir à l’hôtel machin couvrir la remise des diplômes aux lauréats de l’institut machin, de concevoir la mise en page, photo à l’appui, de l’annonce du décès du père de notre ami untel qui sera inhumé cet après-midi, c’est notre ami et on le «trouvera» un jour ou l’autre». Ensuite, c’est automatique, mécanique, comme sur des roulettes. Quant au prix de la pub qui sera affichée sur la page Djerba Scoop, il dépend de la bonne volonté et de l’indulgence de l’annonceur: rarement on atteint les cent dinars, mais 50 ou 30 ou même 10 dinars sont les bienvenus. Rien à perdre, tout à gagner d’autant qu’il n’ y a aucun investissement au départ, hormis un déplacement en taxi si l’annonceur lui même ne s’en charge. Et Voilà. Sur la page Djerba Scoop, défilent des annonces déguisées en informations, mais l’on ne vous dira jamais qu’elles sont payantes en espèces et sans facture. Ce que l’on vous affiche par contre, c’est le nombre de vues. En quelques heures elles peuvent atteindre des dizaines de milliers, on dirait que les internautes n’ont de plaisir qu’à regarder ce que leur propose Djerba Scoop. Un nombre de «vues» certainement gonflé pour servir de motif de vente à des annonceurs potentiels.
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Si Hamadi - Med Mongi Louati, en fait - n'est plus. Mort ce matin à l'age de 80 ans environ, il laisse derrière lui le souvenir d'un grand homme d'éducation, d'un historien - chercheur, et d'un militant convaincu qui, depuis son jeune âge et jusqu'à ses derniers jours n'aura épargné aucun effort pour promouvoir la culture, l'instruction et le sens du devoir auprès de ses élèves d'abord, et dans sa société ensuite.
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Lotfi Jeriri est journaliste mais il est surtout un Djerbien qui s’inquiète pour son île et qui voudrait voir les hôteliers faire preuve de plus de créativité de prise d’initiative pour sortir l’île de sa torpeur. Voici ce qu’il a écrit :
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Qu’est-ce qu’ils sont doux et gentils les leaders d’Ennahdha ces derniers temps. Qu’est-ce qu’ils sont aimables, consensuels et pacifiques, qu’est-ce...
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Il est né avec la fin de la première guerre mondiale en 1918. La deuxième guerre mondiale il la passa à «l’abri», dans les geôles des prisons de Harrach et Lambèze en Algérie avec ses camarades militants de la première heure contre le protectorat français. Coiffeur de son état, tous ses camarades prisonniers ont «baissé la tête» devant lui... pour les coiffer à ras, y compris Béhi Ladgham et l’algérien Messali Haj. Libéré le 7 mai 1944, il retrouva les siens 12 jours après, le chemin entre Ghardimaou et Djerba étant long et la poche vide. Il continua de militer en compagnie de ses frères de combat à Djerba. Il a même offert sa maison pour des réunions clandestines où furent prises de grandes décisions telles des grèves, des soulèvements, des rebellions, des actes de sabotage, etc... Il était souvent surveillé de près sous l’oeil attentif du contrôleur civil et ses agents, et souvent aussi il faisait des passages plus ou moins longs dans la maison d’arrêt: la cave du tribunal cantonal, où à chaque fois il était «bien» reçu.
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En cet été 1975, s’est installé sur le terrain vague de Saniet Ejjbali à Ht-Souk (aujourd’hui Lycée Ibn Arafa), «le manège». Un centre d’animation et de loisirs démontable, avec du matériel rudimentaire mais qui, à cette époque faisait la joie des habitants de la ville et des villages intérieurs qui y venaient pour se distraire et égayer leurs enfants. L’on était loin, très loin de Dah-Dah, mais il y avait plein de jeux: des balançoires, des avions volants, des voitures électriques, baby-foot mais aussi des jeux de hasard: roulettes, enchères, bracelets accrocheurs, etc.. Les chanceux pouvaient gagner jusqu’à 5 dinars, un service de table ou au meilleur des cas une bicyclette. C’était gentil, d’autant qu’à l’époque il n’y avait pas beaucoup d’argent comme aujourd’hui, et puis les djerbiens, discrets, conservateurs et généralement pieux n’avaient pas l’habitude de s’adonner aux jeux du hasard.
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Le festival d’Ulysse n’aura pas lieu cette année, ou du moins tout porte à croire qu’il ne se tiendra pas l’été 2017. Le comité qui a réussi avec brio l’organisation de la 40ème édition l’été 2016 est parti en éclats suite à une implosion sans donner le moindre compte-rendu ou éclairage (et encore moins tenir une conférence de presse!) sur ce qu’il en fut en matière de gestion et d’organisation d’une édition exceptionnelle à plus d’un titre, et pas seulement d’un point de vue positif. Des querelles intestines de leadership essentiellement, d’autorité ensuite et de l’idée que l’on se fait d’un festival chacun selon sa propre conception, ont fini par disperser une charmante équipe jeune que tout prédestinait à une réussite éclatante. Mais c’était compter sans les ambitions politiques individuelles, l’approche des élections municipales, le besoin de se montrer capable de gérer la chose publique, et autre tentative de s’approprier une réussite collégiale pour remplir un CV en manque de performances pouvant peser un jour prochain. Bref, des raisons tout aussi multiples que conflictuelles qui ont fini par avoir raison d’un festival, association et comité d’organisation confondus.
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Marginalité ambiante Dans toute société, il y a des marginaux. Ils peuvent être débiles, philosophes, rebelles, bizarres, d’un comportement, d’une ten...
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Sfax. J’y suis de nouveau en cette fin d’année pour un cycle de formation en journalisme de proximité (oui à cet âge!). Cela fait bien longtemps que je n’ y ai pas mis les pieds. Je la retrouve après 10 ou 15 ans, je ne sais plus. Toujours imposante, gaie, active, studieuse, animée, vive, vivante, sereine, dynamique, belle... et Capitale de la Culture. Je l’aime bien cette ville sans y avoir jamais vraiment vécu, sauf que j’ai eu, à intervalles, à faire avec elle, à la fréquenter, à l’interpeller, à y chercher un avenir, un statut, une situation meilleure. Avec elle, j’ai de beaux souvenirs, dont le meilleur que peut garder un jeune homme de son premier «voyage» avec son père.
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Avec, et grâce à «La Gazette du Sud» j’ai non seulement perfectionné (ou disons, amélioré) mon français, mais j’ai surtout appris ce qu’est le journalisme de proximité. Cela faisait déjà un an que je correspondais régulièrement avec le journal qui ne lésinait jamais à me réserver l’espace qu’il fallait pour que je relate la vie insulaire sous tous ses aspects. Et je devins le JOURNALISTE et connu comme tel. Mon patron (... administratif), le Dr Sadok Mokaddem alors Maire de l’île qui venait tous les trois mois présider la session ordinaire du conseil municipal a même appris à faire appel au journaliste que j’étais pour l’accompagner dans ses activités annexes le temps de son séjour qui ne dépassait jamais un week-end, lui qui était en même temps président de l’assemblée nationale. Lors de ses déplacements à travers l’île, il s’adressait souvent à moi pour expliquer les raisons et autres nécessités de tel ou tel projet, façon de m’orienter vers les points sur lesquels il voulait que j’insiste dans mes reportages. J’ai surtout remarqué que les accompagnateurs du maire, toujours nombreux, reculaient devant moi pour me laisser le passage d’être constamment à ses côtés. Et je découvris en moi «une importance» qui m’a rempli de fierté et d’ardeur. Hédi Belhassen, alors délégué de Djerba, a lui aussi marché sur les pas du maire. A chacune de ses réunions, il demandait d’abord à voir parmi l’assistance le journaliste que j’étais. Et chaque semaine, la Gazette publiait mes textes, leur rajoutant des photos, des sous-titres, en faisait écho à la UNE à la grande satisfaction d’un public devenu fidèle au journal et l’achetait pour ME lire. Mais un journal n’a pas besoin que de lecteurs au numéro. Il a besoin d’un lien autrement plus précieux avec son public: un contrat de fidélité permanente qui s’appelle «abonnement». Au cours d’un entretien téléphonique avec Si Ali Baklouti mon patron (... journalistique), il me fit part de son intention de venir à Djerba voir et écouter les lecteurs de la Gazette, et par là-même pourquoi pas, récolter quelques abonnements et autres encarts publicitaires pour son journal, désormais connu et apprécié par tous sur l’île.
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