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  • C'est une initiative citoyenne qui a rendu toutes ses couleurs à l'une des anciennes mosquées de Mezraia. Autour de Mouldi

  • Ce mausolée est minuscule, peu connu et n’a été restauré que depuis quelques années. Pourtant, il témoigne d’un épisode historique de première importance. En février 1560, les soldats de la flotte espagnole s’étaient en effet emparés du borj Ghazi Mustapha après un assaut qui avait surpris la garnison qui se trouvait sur place. Les Espagnols qui en ce temps croisaient le fer avec les Turcs pour la domination de la Méditerranée avaient ainsi marqué un point dans une période des plus troublées. Se réorganisant rapidement, faisant appel à des renforts, les Ottomans allaient vite reprendre le fort disputé. Les escarmouches dureront de mai à juillet et s’achèveront par la libration du fort principal de Djerba. Une modeste plaque et un mausolée regroupant quelques tombes rappellent cet épisode de notre histoire et les clameurs des vaisseaux de guerre en Méditerranée. C’est aussi la mémoire de Khereddine, Barberousse et Dragut qui est évoquée par ce mausolée, l’un des rares qui témoignent des luttes entre Ottomans et Espagnols pour le contrôle des côtes tunisiennes.

  • Il existait quelques distilleries à Djerba jusqu’au début des années soixante. La plus connue n’est autre que la Distillerie nouvelle que gérait la famille Kabla. Cette famille avait son usine à l’entrée de Houmt Souk et produisait une boukha de qualité avec des figues et des raisins secs de premier choix. Annie Kabla vient de […]

  • Un petit pas en avant vient d’être fait à Djerba. Mais pour cela, il aura fallu l’explosion de colère d’octobre dernier, lorsque la population du paisible village de Gallala avait grondé pour faire entendre sa voix. On se souvient avec tristesse de ces deux journées d’émeute, de ces destructions et de toute la violence qui avait déferlé sur l’ile de Djerba. Quelques mois plus tard, les solutions pour la gestion des déchets, de plus en plus nombreux, commencent à trouver leur chemin et Djerba commence à panser ses plaies en matière d’environnement. Pourtant, le problème des déchets demeure entier et la pollution s’installe insidieusement dans les villes principales de Djerba mais aussi dans les campagnes les plus éloignées. Il est à ce titre désolant et à peine croyable de constater que dans le triangle rural Sidi Jmour – Bazim – Sidi Hachan, les décharges à ciel ouvert se sont multipliées, loin des regards, à cause de l’indiscipline des riverains et le laisser-aller général. A Djerba, il n y a pas que les déchets qui posent problème. L’équilibre écologique fragile de l’île subit les assauts du béton, du tourisme intensif et de l’urbanisation sauvage. En fait, l’île est quasiment défigurée et semble avoir perdu sa vocation de jardin miraculeux. Plusieurs actions associatives et aussi gouvernementales sont aujourd’hui entreprises mais que peuvent-elles face à la gabegie généralisée ? L’eau, rare et précieuse, est gaspillée sans vergogne, les menzels historiques sont remplacés par des buildings sans identité, les sentiers ruraux sont fragilisés par les quads et consorts qui s’infiltrent partout et, last but not least, ici aussi des zaouias ont été attaquées et détruites. Djerba souffre, c’est un fait. Pire, le seul site encore préservé de l’île commence à subir les assauts du béton. Tout le long de la plage qui mène jusqu’à Ajim, le rivage est carrément envahi par les déchets de toutes sortes. Ainsi, la seule plage dont les locaux font usage a pris une allure de dépotoir. On pourrait multiplier les exemples, établir une cartographie des dangers et demander des actions urgentes. Cela ne suffira pas et le projet d’île-jardin pour lequel le gouvernement promet de dépenser 16 millions d’euros tarde à voir le jour. Les menaces qui pèsent sur Djerba ne sont pas seulement écologiques. On constate ici et là des surenchères intégristes qui n’hésitent plus à s’exprimer haut et fort. Assistons-nous à un retour de l’intolérance dans ce havre béni des dieux ? En ce sens, cela constituerait un terrible recul. Pour l’heure, la nouvelle saison touristique sera certainement placée sous le signe de l’affluence libyenne et algérienne. Encore une fois, ce sont nos voisins qui vont sauver les meubles. Heureusement ! Encore faudrait-il, une fois pour toutes, réfléchir sur le destin futur de Djerba. Il est plus que temps : il faut sauver Djerba maintenant !

  • Durant tout le règne de Ben Ali et malgré la volonté de ce dernier de faire de l’ombre à Bourguiba, cette plaque n’a pas été descellée ou éloignée des regards. Massive écrite en arabe et en français, cette plaque en marbre se trouve à l’entrée de la synagogue de la Ghriba à Djerba. Elle exprime …

  • Dans l’île de Djerba, le bleu du ciel et de la mer se confond avec la blancheur des mosquées. Repassées à la chaux, bucoliques car souvent celées au plus profond des campagnes, ces mosquées sont en effet repassées à la chaux et surgissent au détour d’un chemin, entre les sillons d’un champ et les reflets d’un coucher de soleil. Similaires dans leur architecture rustique aux « menzels », ces manoirs djerbiens, les mosquées sont partout! Qu’elles ressemblent à des forteresses ou qu’elles veillent sur le large, elles témoignent d’une architecture sobre et surprennent par cette blancheur éclatante. L’une de ces mosquées singulières se trouve non loin de Mezraya, entre Midoun et Houmt Souk. C’est de la mosquée Sellaouati qu’il s’agit dont la construction remonterait au seizième siècle lorsque le clan des Sellaouates s’installa dans cette région fertile. Une légende de fondation entoure la naissance de cette mosquée. On raconte ainsi qu’après avoir creusé un puits, les Sellaouates décidèrent d’établir leur lieu de culte. Ils allaient commencer à bâtir l’édifice lorsqu’ils constatèrent la présence d’une colonne de marbre qui affleurait du sol. Ils reçurent comme un signe divin l’existence de cette colonne et décidèrent d’établir leur mosquée en y incorporant ce vestige d’une autre époque. Le sanctuaire fut alors construit avec simplicité et l’édifice achevé, on s’engagea à y prier le lendemain. C’est ainsi qu’à l’aube, les membres de la communauté se retrouvèrent devant leur mosquée. Toutefois, mystérieusement, la porte en était close. Malgré l’absence de serrures et de loquets, la porte refusait de s’ouvrir. Ne sachant comment s’y prendre, ils retournèrent la question dans tous les sens. Mais rien n’y fit. Ils se résolurent alors à demander conseil à une femme vénérable reconnue de tous pour sa sagesse. Elle leur indiqua qu’il fallait qu’ils s’acquittent de leur devoir de charité pour que la porte s’ouvre devant eux. Aussitôt dit, aussitôt fait! Du pain fut enfourné et distribué aux indigents alentour. Un dernier pain fut gardé par le cheikh qui l’émietta devant la mosquée. C’est alors que la porte consentit à s’ouvrir enfin… Depuis, cette mosquée massive au minaret carré continue à recevoir les fidèles et, parfois, de simples curieux allés à la quête de ce sanctuaire immaculé qui se cache derrière les oliviers et cèle en lui une tradition de plusieurs siècles…

Dernière mise à jour : 05/05/2026 23:00 (UTC)