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L'île de Djerba a été le navire amiral de la mise en place du tourisme balnéaire de masse en Tunisie. Parallèlement, des acteurs locaux, déplorant les transformations sociales et paysagères en cours sur l'"île-jardin", amorcent une procédure d'inscription à l'UNESCO. Celle-ci n'a abouti qu'en 2023, à l'issue d'un parcours semé d'embûches qui a duré onze ans.
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Le présent travail de recherche se veut être une étude critique du « patrimoine culturel tunisien » en contexte « post-printemps arabe ». L’objectif est d’enrichir les connaissances sur le domaine de la conservation et de la gestion du patrimoine en Tunisie. C’est afin de mieux comprendre le contexte actuel dans ce domaine que la réflexion s’oriente autour de l’articulation des pouvoirs nationaux (institutions étatiques) et d’une nouvelle « société civile postrévolutionnaire » — notamment à travers les associations dites « de sauvegarde du patrimoine » — comme nouveaux enjeux des pays en transitions et mutations politiques et économiques. Cette étude anthropologique s’est déroulée de 2014 à 2020. Elle s’est concentrée sur le suivi du processus d’inscription de l’île de Djerba en Tunisie sur la Liste du patrimoine mondial de l’Unesco, afin d’amener à comprendre les enjeux de gouvernance territoriale en contexte « postrévolutionnaire ». Les enquêtes réalisées entre Tunis la capitale et l’île de Djerba au sud du pays, se sont intéressée aux relations entretenues entre les institutions d’État responsables du dossier et l’Association de Sauvegarde de l’Île de Djerba (Assidje), partenaire de l’État tunisien sur ce projet. Cela a permis d’étudier un « patrimoine culturel » en train de se « fabriquer » et d’en saisir les enjeux de gouvernance territoriale qui y sont liés. The research area of this work is the critical heritage study of “Tunisian cultural heritage” in the “post-Arab Spring” context. The objective is to contribute to the knowledge of the field of conservation and management of cultural heritage in Tunisia. To better understand the current context in this field, the study focuses on the articulation of national powers (state institutions) and a new “post-revolutionary civil society” - in particular through the so-called “heritage preservation associations” - as new challenges for countries undergoing political and economic transitions and changes. This anthropology study took place from 2014 to 2020. It focused on the monitoring of the process of inscription of Djerba island in Tunisia on the Unesco World Heritage List, to understand the issues of territorial governance in a “post-revolutionary” context. The investigations carried out between the capital Tunis and Djerba island in the south of the country, focused on the relations maintained between the State institutions in charge of the case and the Association for the Safeguarding of Djerba Island (Assidje), a partner of the Tunisian State on this project. This allowed us to analyse a “cultural heritage” in the process of being “made” and to understand the issues of territorial governance that are linked to it. يضع هذا البحث في صلب اهتمامه قراءة نقدية للتراث الثقافي التونسي ما بعد الربيع العربي. يهدف هذا البحث ايضا الى اغناء مجال المعرفة حول المحافظة على التراث الثقافي في تونس وتدبيره. ولهذا الغرض، ارتأينا دراسة مؤسسات الدولة و جمعيات المجتمع المدني التي تعنى بالمحافظة على التراث كمعيار لدولة في وضعية انتقالية ومن اجل انجاح هاته الدراسة، تم الاعتماد على منهجية انتروبولوجية و دراسة ميدانية ما بين 2014 و 2020 هدفها تتبع عملية تسجيل جزيرة جربة في تونس في قائمة التراث العالمي لليونسكو، من أجل فهم تحديات الحكم الإقليمي في سياق "ما بعد الثورة". اهتمت الدراسات الاستقصائية المنجزة بين العاصمة تونس وجزيرة جربة جنوب البلاد بدراسة العلاقة بين مؤسسات الدولة الساهرة على الملف وجمعية المحافظة على جزيرة جربة، شريك الدولة التونسية في هذا الملف. هذا يسمح لنا بدراسة التراث الثقافي في عملية "صنعه" وفهم التحديات ذات الصلة بالحكامة المحلية
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Depuis septembre 2023, l’île de Djerba figure sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Ce projet d’inscription a émergé dans un contexte politique marqué par une transition démocratique, à la suite de la révolution de 2011. Deux acteurs principaux ont pris part à cette initiative : l’État, qui a vu dans le projet d’inscription l’occasion de poursuivre ses objectifs de développement culturel et économique, et l’Association de sauvegarde de l’île de Djerba, soucieuse de préserver le patrimoine pluriculturel et millénaire de l’île, menacé par la spéculation foncière et l’urbanisation croissante liées à l’économie touristique locale. Bien que les deux parties poursuivent un objectif commun, leurs motivations sont contradictoires. Cette présentation s’intéressera à la manière dont un projet commun, nourri de motivations opposées, transforme la promotion de l’île comme « patrimoine mondial » en un outil à la fois de valorisation patrimoniale et touristique. L’objectif est de mettre en lumière la polysémie du concept de « patrimoine culturel djerbien » tel qu’il est interprété par les différents acteurs interrogés, afin de comprendre les enjeux politiques, économiques, territoriaux, identitaires et sociaux sous-jacents.
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C’est à travers l’étude de cas de mon ethnographie du patrimoine culturel tunisien que je propose de questionner la problématique du réseau dans les processus de patrimonialisation. Lorsque j’amorçais mon travail de terrain sur ces processus en 2014, je fis une constatation : pour une grande majorité des projets de rénovation, de restauration et de « mise en patrimoine », il semble toujours y avoir, au côté de l’État, la présence d’une association dite « de sauvegarde du patrimoine ». En effet, même si ce monde associatif n’est représenté que par une poignée d’entre elles, il est tout à fait possible d’y relever son omniprésence. De plus, la collaboration quasi systématique paraît invariablement aussi vraie après la révolution de 2011. Ce constat s’avère d’autant plus exact dès lors que j’eus besoin, pour l’avancée de mes recherches, d’accéder à un nouveau contact, à un nouveau site, à de nouvelles sources, etc. Les portes que je trouvais fermées, devinrent immédiatement grandes ouvertes lorsque je passais par ce réseau associatif. Il sera alors question d’aborder le rôle du réseau des associations dites « de sauvegarde du patrimoine » en Tunisie, et de poser la question suivante : effectuer une anthropologie du « patrimoine culturel tunisien », à l’heure actuelle, n’amène-t-elle pas en quelque sorte à réaliser une étude du « réseau associatif » ?
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Depuis septembre 2023, l’île de Djerba est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Le dossier a mis en avant Djerba comme terre de tolérance ayant permis la cohabitation de minorités religieuses du Livre depuis deux millénaires : juifs, musulmans et chrétiens. Inclus dans le périmètre du classement international, se trouvent les édifices religieux de ces minorités – synagogues, moquées, mais également les deux seules églises encore debout, témoignages de l’histoire migratoire de l’île : l’église catholique maltaise et l’église orthodoxe grecque. Le label « patrimoine mondial » a déclenché auprès des fidèles ou sympathisants de ces communautés religieuses un regain de la valeur patrimoniale de ces lieux de cultes – qui faisaient partie du paysage depuis des décennies, sans reconnaissance patrimoniale par les locaux –, ne les considérant plus uniquement en tant que tels, mais comme étant en effet représentatifs du patrimoine djerbien. Lors de la mise en place de la candidature de l’île sur la liste du patrimoine mondial, ont pu être observées des stratégies d’appropriation du discours patrimonial dominant pour le transférer sur ces deux édifices religieux, afin de leur attribuer une nouvelle notoriété en dehors de la communauté des fidèles. Cette présentation propose de présenter ce processus de reconnaissance patrimonial.
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